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Les patrons européens prennent de plus en plus place dans les jets privés

S'il est un segment de l'aviation qui a été épargné par la crise du transport aérien, c'est bien celui de l'aviation d'affaires. Pour ceux qui l'ignorent, cette activité recouvre la vente et la location de jets privés.

Des appareils qui présentent l'avantage de pouvoir décoller et atterrir à peu près où et quand vous le voulez, avec un risque sécuritaire réduit. Un atout qui a emballé les hommes d'affaires américains de longue date. Et qui commence à séduire, en Europe, grâce au concept de multipropriété.

"Aux États-Unis, 90% des gens répertoriés dans 'Forbes Top 500' disposent d'un jet privé", a affirmé Richard Santulli, PDG de Net- Jets Inc. L'opérateur de jets privés annonçait une commande de sa filiale européenne, pour 1,1 milliard de dollars, de 24 "Falcon 7X", au constructeur Dassault. Un jet qui se caractérise par une faible consommation de carburant, grâce à un aérodynamisme amélioré, et sa capacité à couvrir Paris-Los Angeles d'une seule traite.

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"Cette grosse commande confirme la croissance de l'aviation privée en Europe", a déclaré Santulli. "Le Vieux continent a la même surface que le États-Unis et compte plus de gens fortunés. D'ici 3 à 4 ans, nous devrions atteindre 50 à 60% du volume d'affaires américain", a-t-il estimé. Santulli est l'homme qui a introduit le concept de la multipropriété des avions d'affaires aux États- Unis, il y a vingt ans. Un système qui permet aux hommes d'affaires ou aux entreprises d'acheter une part dans un jet d'affaires à une fraction du prix d'un avion personnel.

Lancé en Europe en 1996, Net- Jets Europe a connu un lent démarrage. Il lui fallait convaincre les hommes d'affaires que disposer d'un jet privé est avant tout question de productivité et non de luxe. Visiblement, les mentalités ont changé. "70% de nos clients sont des grandes entreprises, indique Marine Eugène, responsable des marchés francophones pour Net- Jets Europe. Signe que de plus en plus de professionnels réalisent la valeur ajoutée de l'aviation d'affaires.

"NetJets Europe, déjà bénéficiaire sur le plan opérationnel, devrait afficher un bénéfice net cette année. "Au départ, nous avions trop d'appareils et pas assez de clients. Aujourd'hui, c'est l'inverse", confirme Marine Eugène. De 14 appareils pour 90 copropriétaires, en 2002, l'opérateur est passé à 112 avions pour 1.250 copropriétaires. "Aujourd'hui nous affichons un taux d'utilisation des appareils qui est optimal et rentable." Même si dans 15 à 20% des cas, le client est surclassé - prend place dans un avion de catégorie supérieure à la sienne - car, quoi qu'il arrive, NetJets est obligé d'assurer ses capacités. "C'est comme les loueurs de voitures. S'il n'a plus le modèle que vous avez réservé, il est obligé de vous en fournir un dans la catégorie supérieure", explique la responsable.

Bruxelles est l'une des vingt villes les plus desservies du réseau de NetJets. L'implantation sur le marché belge s'est faite tardivement, malgré la présence de nombreux exportateurs et sociétés y ayant établi leurs quartiers. "Il existait déjà deux opérateurs historiques en place: Flying Group et Abelag, et nous nous sommes d'abord focalisés sur la France, l'Allemagne et l'Angleterre. Mais il y a du potentiel, notamment sur les moyen et long-courriers. La présence des Français expatriés en Belgique est également un nouveau facteur de développement", estime Marine Eugène. La firme compte une quinzaine de comptes belges. Dans les cockpits aussi les Belges prennent place. Parmi les 500 pilotes de la compagnie, on dénombre 12 à 15% de Belges.

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