Reconnu et efficace, le CEPAC est un véritable tremplin

Le Centre d'éducation permanente en administration des affaires pour cadres (CEPAC) offre une formation en general management qui ne s'adresse qu'à des managers expérimentés. Il faut en effet avoir au minimum cinq ans d'expérience pour introduire un dossier.

(l'écho) Caroline Horschel est une jeune femme épanouie, souriante et pleine de peps. Il y a un peu plus de deux ans, elle a décidé de donner un coup de fouet à sa carrière. Elle travaillait alors comme product manager dans une société dotée d'une petite structure assez fermée où les possibilités d'évolution étaient donc restreintes. Mais elle voulait renforcer son bagage pour évoluer réellement et a décidé de "faire" le CEPAC, formation bien connue de la Solvay Business School. Aujourd'hui sa carrière a pris le tournant qu'elle souhaitait et elle est sales manager chez Leonidas.

Le Centre d'éducation permanente en administration des affaires pour cadres (CEPAC) offre une formation en general management qui ne s'adresse qu'à des managers expérimentés. Il faut en effet avoir au minimum cinq ans d'expérience pour introduire un dossier. Et la moitié des participants a en réalité entre 8 et 14 ans d'expérience professionnelle; un quart a moins de 8 ans de terrain derrière soi. "Le CEPAC s'adresse à des gens expérimentés qui ont donc accumulé des connaissances de terrain. Ce sont souvent des personnes qui ont un profil professionnel poussé. Des ingénieurs, beaucoup de scientifiques, des économistes. Donc des spécialistes qui ressentent le besoin d'ouvrir leur horizon. Soit ils veulent aller vers le general management, soit ils souhaitent garder leur profil spécialisé mais ils veulent avoir une vue globale de l'entreprise", explique le directeur du CEPAC, Michel Allé.

La formation est basée essentiellement sur le système "Harvard" de la méthode des cas et fonctionne sur l'interactivité des participants où chacun apprend de l'expérience des autres et des enseignants. Ces derniers sont d'ailleurs principalement des praticiens aguerris. "Ce qui est aussi particulier, c'est que la cotation est inversée, c'est le prof qui est noté à la fin de chaque classe! Et si on obtient moins de 4/5 on est dans nos petits souliers. Mais pour les participants c'est fantastique car c'est eux qui dirigent les cours", commente l'une des figures de proue du CEPAC, le neurochirurgien et professeur de management Patrick Georges.

Il ne faut pas le cacher, la formation qui s'étale sur 9 mois est prenante et l'investissement lourd pour les participants. Sans soutien de leur famille et de leur entreprise, cela devient très, très difficile. Toutefois, plus de la moitié des "étudiants" sont sponsorisés par leur boîte. C'est d'ailleurs parce que sa société lui a proposé de faire le CEPAC qu'Edouard de Meulemeester est frais émoulu du centre. "Après le premier séminaire j'étais effrayé par les finances. Je ne comprenais même pas le premier mot de l'étude de cas que j'avais à faire! Au final, c'est en finance que j'ai le plus appris. La stratégie et les RH m'ont aussi vraiment intéressé. Et là où j'ai le plus appris, outre les cours, c'est de savoir distinguer l'essentiel de l'accessoire", commente-t-il.

Et c'est bien l'un des enrichissements indirects de la formation. Entre un job, une famille, des voyages d'affaires et le CEPAC il faut coûte que coûte devenir un pro de l'organisation. "Quand on a survécu au CEPAC, on est forcément devenu un champion de l'organisation des agendas!" sourit Caroline Horschel. Malgré la lourdeur de l'investissement que représente la formation, aucun participant ne regrette cette année chargée. D'autant que le travail en groupe crée des liens très solides qui s'inscrivent dans le long terme. à tel point que la promotion 1986 se réunit encore une fois par mois pour une petite étude de cas... entre amis!

Cécile Berthaud

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