Simplifier la comptabilité reste possible

La marche arrière de la commission à propos de la suppression des comptes annuels ne clôt pas le débat.

Contre-propositions de l'ipcf

Le débat est-il terminé pour autant ? Non, répond-on à l'IPCF, qui entend à court terme publier un mémorandum suggérant un certain nombre de simplifications pour la comptabilité des entreprises.

Ce mémorandum est basé sur une table ronde organisée fin 2007 par les trois grands instituts représentatifs des professions du chiffre : IPCF, IRE (Institut des réviseurs d'entreprises) et IEC (Institut des experts-comptables et des conseils fiscaux).

Parmi les propositions qui devraient en principe y figurer, il y a le « guichet unique » pour les communications électroniques entre les entreprises et l'administration. C'est en effet un des derniers chaînons manquants pour que l'e-government soit véritablement une réalité dans notre pays.

Une autre suggestion que les métiers du chiffre entendent inscrire dans le mémorandum concerne la généralisation à l'ensemble de l'Union européenne du standard XBRL. Acronyme de « Extensible Business Reporting Language », XBRL est un langage informatique en pleine expansion, particulièrement adapté à la définition de rapports financiers et à leur échange via internet.

L'IPCF plaide enfin pour un assouplissement dans l'emploi des langues au niveau des rapports comptables. L'Institut demande la suppression de l'obligation de traduire la comptabilité dans la langue du pays où est établie la société.

L’Institut professionnel des comptables et fiscalistes (IPCF), qui compte 6400 membres et stagiaires, a été créé voici 15 ans. Si les réviseurs d’entreprises étaient reconnus depuis 1953 et les experts-comptables depuis 1985, ce n’est qu’en 1993 que la profession et le titre de comptable agréé ont été protégés par un arrêté royal.

Voici deux ans, il avait été question d’une fusion entre l’IPCF et l’IEC (Institut des experts-comptables qui compte 8800 membres), mais l’initiative avait fait long feu, l’IEC ayant opéré une volte-face quelques jours avant la signature de la fusion. «Je reste néanmoins convaincu qu’une fusion interviendra, confie le président de l’IPCF Roland Smets, mais je préfère ne pas me fixer sur une échéance précise.»

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