200 emplois menacés chez le producteur de Cent Wafers à Herentals

©BELGA

L'usine anversoise de Mondelez annonce un plan de transformation qui passe par des fermetures de lignes de production, mais aussi par 10 millions d'euros d'investissements.

Quelque 200 emplois sont menacés à la biscuiterie Mondelez International à Herentals. Trois lignes de production sont appelées à fermer, lit-on dans un communiqué.

Malgré cela, la direction se dit convaincue qu'une restructuration est possible sans licenciements secs. 1.019 personnes travaillent actuellement dans la biscuiterie et la chocolaterie de Herentals. L'usine a repris du poil de la bête ces dernières années, mais elle n'est toujours pas suffisamment rentable pour "faire face aux fortes pressions auxquelles l'industrie est confrontée", indique la direction. 

Le personnel de l'usine a interrompu le travail lundi après-midi. "Toute l'usine est à l'arrêt", a indiqué une représentante du syndicat libéral. La grève durera certainement jusqu'à mardi midi. Direction et syndicats doivent se retrouver autour de la table dans l'après-midi.

Une nouvelle "inattendue et difficile"

Mondelez, c'est entre autres les marques Lu, Oreo, Prince, Milka, Belvita... Outre le plan de transformation, Mondelez prévoit 10 millions d'euros d'investissements dans les marques produites à grand volume. Il est question de TUC, Prince, Pim's ou Bastogne. "Cette transformation est essentielle si nous voulons renforcer la compétitivité de notre usine de biscuits, devenir plus agiles et plus attrayants en vue des investissements futurs", a déclaré le directeur de l'usine, Pim Cavyn, dans un communiqué de presse. "Nous savons, bien sûr, que le changement n'est pas facile. C'est pourquoi nous allons lancer une procédure de mobilité interne, avec les formations adéquates pour aider les employés restants à faire face aux changements dans leur travail.

Du côté des syndicats, on évoque une nouvelle "inattendue et difficile" qui laisse les employés complètement hébétés. "C'est dur et inattendu. Les gens sont surpris", a réagi le syndicaliste Jeffrey Goossens (ACV/CSC Alimentation et Services). Les syndicats vont maintenant considérer les étapes à venir. Pour le syndicaliste Goossens, "les gens sont surpris mais aussi mécontents. Récemment, on a dit au personnel de la ligne Cha-Cha que tout allait bien. Et aujourd'hui, on leur apprend que la ligne n'est pas rentable à long terme."

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