Envie de découvrir une bière artisanale, chez vous?

©Dieter Telemans

Depuis quatre ans, BelgiBeer propose la bière belge par abonnement, un concept qui plaît particulièrement en France.

Dans l’arrière-boutique de cette petite entreprise du canal à Bruxelles, des milliers de bouteilles de bière artisanale sont soigneusement entreposées. Arrivées des quatre coins du pays, elles ne sont centralisées là que quelques jours. Rapidement, elles vont être dispatchées vers les foyers des abonnés. Des abonnés? Oui, car derrière cet entrepôt traditionnel se cache une jeune start-up qui propose un service original: la vente de bières belges par abonnement. Dénommé BelgiBeer, le service est en croissance et attire les investisseurs.

Après une levée de fonds de 100.000 euros auprès de la Région de Bruxelles-Capitale et de 120.000 euros auprès d’investisseurs privés, la jeune pousse brassicole a récemment annoncé avoir reçu 75.000 euros de la part d’Easi, société belge reconnue active dans l’informatique. "Naturellement, j’espérais un montant un peu plus élevé", avoue Dario Ceccarelli, le patron de BelgiBeer. Dès lors, pourquoi avoir accepté? Parce que cela permettait que Salvatore Curaba, CEO et fondateur d’Easi, entre au conseil d’administration, un appui stratégique non-négligeable pour le développement des activités futures, selon Dario Ceccarelli.

Concrètement, que propose la start-up? Une "box" reprenant une sélection de bières artisanales peu connues, livrée mensuellement à domicile. Chaque mois, une nouvelle brasserie est mise à l’honneur. En ce moment, ce sont les bières de la petite brasserie courtraisienne Omer Vander Ghinste qui sont proposées. En pratique, dans une box, vous retrouvez 8 bouteilles, des sous-verres ainsi qu’un livret explicatif. Pour un an d’abonnement, le service revient à une vingtaine d’euros par mois. À côté de cela, vous pouvez ajouter différents extras payants à votre box, comme les verres officiels de la brasserie, des t-shirts, du salami et de la marmelade à la bière. "Un peu comme Ryanair, on vous donne un service minimum, mais le reste est payant."

Quatre ans après son lancement, ce sont entre 2.000 et 3.000 colis qui sont envoyés chaque mois aux clients ayant souscrit au service, service qui ne se limite pas à la Belgique. En fait, les principaux marchés de la firme sont la France, loin devant, suivie du Royaume-Uni, puis seulement du Benelux. La vente de bières belges par abonnement plairait dont d’abord à l’étranger. Mais cela rapporte-t-il? "Nous avons doublé notre chiffre d’affaires chaque année" en 4 ans, explique le patron. Par contre, 2016 a été plus sombre.

Pourquoi? Parce que le développeur du site a claqué la porte, ce qui a fait "perdre du temps, de l’argent et des clients". C’est pourquoi Dario Ceccarelli indique qu’il faudra "travailler la rétention, plutôt que l’acquisition" cette année. Une stratégie qui s’explique aussi par la nécessité de combattre les effets de mode. Si Madame offre un abonnement d’un an à Monsieur, rien ne dit qu’il le renouvellera.

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