L'Américain Dole renonce à réintégrer la Bourse

©Avalon.red

Moins d'une semaine après l'échec de la tentative de rachat par le Belge Greenyard, le géant américain de la banane et de l'ananas renonce à son IPO à la Bourse de New York. Dole ne donne aucune explication à cette décision prise ex abrupto.

Le troisième retour de Dole Food à la Bourse de New York ne se fera finalement pas. Le géant fruitier américain a en effet retiré mercredi, près d'un an après l'avoir introduite, sa demande d'IPO auprès de la SEC, l'autorité boursière américaine.

Dole ne donne aucune explication à cette décision qui a quelque peu surpris les marchés. Dans sa note adressée à la SEC, le groupe californien signale simplement qu'il "a décidé de ne pas poursuivre pour le moment l'offre publique initiale envisagée".

Pour rappel, Dole Food avait entamé en avril 2017, quatre ans après l'avoir quittée, des démarches en vue d'un retour à la Bourse de New York, le troisième de son histoire vieille de 166 ans. Dole espérait lever ainsi 400 à 500 millions de dollars.

Il n'en sera finalement rien. Difficile de trouver une explication à ce retrait ex abrupto, qui tombe moins d'une semaine après l'échec de la tentative de rachat par le Belge Greenyard, coté à la Bourse de Bruxelles. Selon le CEO Hein Deprez, le dossier n’aurait pas calé sur le prix demandé par Dole Food, déjà fixé au moment où s’étaient ouvertes les négociations exclusives, mais sur un changement de position de David Murdock, le propriétaire de Dole Food.

On pensait que l'arrêt des discussions relancerait le processus d'IPO de Dole. La note remise à la SEC écarte ce scénario. Greenyard garderait-il un pied dans la porte ? "Nous n'avons pas pris l'initiative des négociations et ne prendrons pas l'initiative de revenir vers Dole dans le futur. Mais si Dole revient à nous, je n'exclus rien", avait dit Hein Deprez, CEO de Greenyard , dont la famille détient près de la moitié du capital.

Rien ne dit dès lors que les pourparlers sont définitivement rompus. La grande complémentarité géographique et des produits de Dole et Greenyard plaide en faveur d'une telle opération, d'autant que le secteur ne grouille pas d'entreprises ayant la taille suffisante pour racheter le géant américain.

Greenyard, qui emploie 9.000 personnes dans 25 pays, a engrangé en 2016 un bénéfice net de 1,03 milliard d'euros pour un chiffre d'affaires de 4,25 milliards d'euros.

Dole Food, pour sa part, pèse 4,5 milliards de dollars de revenus. Le géant US bien connu des amateurs de bananes et d'ananas, dont il est le premier producteur mondial, est un authentique poids lourd. Dole, qui s'est diversifié dans les salades préemballées et dans les raisins et autres avocats, dispose notamment de six usines, de quinze navires et possède plus de 50.000 hectares de plantations. Il emploie quelque 30.500 salariés.

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