L'usine Lipton de Forest fermera le 31 décembre

La direction mondiale d'Unilever avait annoncé, en mars, la fermeture définitive de l'usine de Forest. ©Photo News

Syndicats et direction se sont accordés sur le plan social discuté depuis l’annonce, par Unilever, de la fermeture de l’usine en mars dernier. Le 1er janvier, les 126 travailleurs se retrouveront à la rue.

Après neuf mois de négociations, les syndicats et la direction de l'usine Lipton de Forest ont conclu la semaine dernière un accord sur le plan social. Celui-ci scelle le sort des 126 travailleurs de cette usine logée à un jet de pierre du site d'Audi Brussels.

Les travailleurs ont obtenu un paquet financier mais ils perdent tous leur emploi.
Luc Debast
secrétaire à la CSC Alimentation & Services

L'accord entérine en effet la fermeture définitive de l'usine le 31 décembre prochain. Il prévoit aussi un paquet financier jugé "équilibré" par les syndicats. Qui ne crient cependant pas victoire: aucun emploi n'a pu être sauvé.

"Les travailleurs ont obtenu un paquet financier mais ils perdent tous leur emploi. Et pour la moitié du personnel qui est âgée d'au moins 45 ans, ce ne sera pas évident de retrouver de l'embauche", souligne Luc Debast, secrétaire à la CSC Alimentation & Services.

Production européenne regroupée en Pologne

Pour rappel, c'est en mars dernier que la multinationale anglo-néerlandaise Unilever avait annoncé son intention de fermer son usine de thé de Bruxelles et de regrouper dans son unité polonaise de Katowice toute la production destinée au marché européen.

Lors des négociations, les syndicats ont tenté de trouver une solution alternative pour maintenir une activité dans l'usine bruxelloise, dont Unilever n'est pas propriétaire. En vain. "Avec le personnel hautement qualifié employé à Forest, il aurait été possible de développer une autre activité. Des pistes ont été explorées, mais elles n'ont finalement rien donné. Aucun projet industriel n'était en vue", explique Sébastien Sébastien Bosio, permanent FGTB Horeca Alimentation (Horval). 

Qu'aucun nouveau projet industriel n'ait pu être trouvé n'étonne pas les syndicats. "Quand une multinationale comme Unilever prend la décision de fermer une usine, il est très difficile de la faire revenir sur son choix", lance Luc Dabast.

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