La Malterie du Château investit 8 millions avec l'aide de la SRIW

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Le fournisseur des micro-brasseries et des brasseries artisanales mène à bien un double investissement pour un budget global de 8 millions d’euros. La SRIW a injecté 2,5 millions dans la société via une augmentation de capital. La Malterie se diversifie dans la production de poudre de lait.

La Malterie du Château est en train de mener à bien un double investissement important. La principale malterie artisanale de Belgique installe un nouveau torréfacteur et construit une toute nouvelle unité de production de poudre de lait. L’ensemble représente quelque 8 millions d’euros d’investissements, financés en partie sur fonds propres et en partie par emprunt bancaire.

La SRIW participe au financement: le holding public wallon a en effet souscrit à l’augmentation de capital qu’a effectuée la Malterie du Château à la fin du mois dernier. À cette occasion, il a acquis les 356 nouvelles actions pour un montant de 2,5 millions d’euros.

"C’est un dossier que nous suivons depuis plus de dix ans et qui a grandi petit à petit", nous dit-on à la SRIW. "Nous soutenons cette entreprise en croissance. Par le passé, nous lui avons octroyé à plusieurs reprises des prêts. Cette fois, on y va en capital, pour un plus gros montant."

Trois sites

Reprise en 2003 par Jean-Louis Dourcy, la malterie établie à Belœil s’est développée à grande vitesse depuis lors. Ses installations ont été modernisées, elle a mis au point une large gamme de malts spéciaux et est devenue un fournisseur important des brasseries artisanales un peu partout dans le monde. Elle produit actuellement quelque 35.000 tonnes de malt par an, qui sont exportées à 95% dans 146 pays différents.

"C’est un dossier que la SRIW suit depuis plus de dix ans et qui a grandi peu à peu."

Elle emploie 82 personnes et opère depuis peu sur trois sites. Outre Belœil, qui héberge la malterie, le laboratoire et la micro-brasserie pilote, elle s’est dotée en 2014 d’un centre de stockage, d’ensachage et d’expédition, qu’elle a établi à Ghlin. Puis, l’an dernier, elle a ouvert un troisième site à Hombourg, en province de Liège. Outre son activité première, la production de malt, elle a progressivement étoffé son offre en proposant aussi des houblons, des épices et des capsules à sa clientèle de brasseurs.

Les investissements concernent surtout Hombourg, nous dit-on. C’est là que tournera l’unité de production de poudre de lait pour nourrissons, une nouvelle activité logée dans une filiale fondée récemment, Castle Ingredients.

Diversification

Contactée, la direction de la Malterie du Château n’a pas voulu se montrer trop précise à ce sujet. "Nous connaissons un fort développement", relève le CEO Jean-Louis Dourcy, qui est aussi le principal actionnaire. "Nous sommes la deuxième malterie mondiale pour les malts spéciaux destinés aux brasseries artisanales. Nous exportons dans 146 pays et nous avons du mal à suivre. La raison pour laquelle nous réalisons ces investissements." Il préfère ne pas préciser comment se répartissent les 8 millions entre le torréfacteur électrique de nouvelle génération et l’unité de poudre de lait.

Le dirigeant consent en revanche à indiquer que le toit de l’usine sera couvert de 10.000 panneaux solaires. Histoire de rappeler que depuis deux ans, la malterie peut se targuer d’être "verte": production d’énergie renouvelable, politique de recyclage, priorité au transport par voie navigable, etc., font partie de sa stratégie au quotidien.

Si tout se déroule selon les plans, la nouvelle usine sera opérationnelle d’ici le printemps 2019.

L’an dernier, la Malterie du Château a réalisé une marge brute d’exploitation de 3,2 millions d’euros, en hausse de 17% sur 2016, et un bénéfice opérationnel de 1,4 million (+ 30%). Son profit net a crû de 43% à près d’un million d’euros.

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