La Villa Lorraine connaîtra un grand lifting cet été

©RV DOC

Les Litvine étendent leur empire culinaire dans la capitale. L’heure est au lustrage des avoirs familiaux.

Villa Lorraine, Villa in the Sky, Villa Emily, Odette en Ville, Gaudron, le serial investisseur Serge Litvine étend chaque jour un peu plus son empreinte sur les hauts lieux culinaires de la capitale. En quelques mois, il a mis la main sur deux célèbres adresses, entrant au passage au capital de deux autres tout aussi réputées.

Se pose dès lors une question: doit-on s’attendre à ce que l’empire Litvine continue de croître indéfiniment? Non, tempère d’emblée l’intéressé. "Il n’existe pas de plan particulier de développement, vous savez".

Odette en Ville et Gaudron? Un simple "concours de circonstances". Le premier, un "lieu d’exception", fermé pendant plus d’un an pour cause de faillite. Serge Litvine, qui connaissait les deux actionnaires, leur propose une offre. "Il n’y avait pas grand monde qui pouvait parvenir à résoudre leur problème", selon lui. Pour le second, Serge Litvine était déjà propriétaire des murs. Au moment de renouveler le bail, les exploitants de l’époque ont refusé une augmentation du loyer, pourtant réduit, suite à d’importants investissements qu’ils avaient consentis à travers le temps. La justice a dès lors été saisie et une expulsion a été décrétée. C’est tout.

"L’idée est de revoir la décoration, de sortir d’un cadre guindé."
Tatiana Litvine

Pour ce qui est des prises de participation dans la brasserie Classico, de même que dans le Sea Grill d’Yves Mattagne et de Fabrice D’Hulster, le discours est similaire. D’un côté, Serge Litvine explique qu’Yvan Pattyn, l’un des frères fondateurs de l’adresse ixelloise, est "un ami de longue date". Il s’agissait donc une nouvelle fois d’une opportunité, mais sans que l’investisseur n’intervienne dans le gestion à quelque moment que ce soit, précise-t-il. De l’autre, pour le restaurant doublement étoilé du centre de Bruxelles, "vous connaissez les conditions", glisse-t-il à mi-voix. "J’ai fait ça pour aider Yves".

Pour le reste, l’heure est plutôt au lustrage des avoirs détenus par la famille. Serge Litvine annonce d’ailleurs à ce sujet que le fleuron familial, le célèbre restaurant gastronomique La Villa Lorraine, devrait subir un important lifting cet été. "L’idée est de moderniser la décoration, d’aller vers un cadre plus chaleureux, moins guindé", explique sa fille, Tatiana, en charge de la gestion quotidienne, quand son père s’occupe pour sa part plutôt de l’aspect financier de l’activité.

L’adresse bien connue des gastronomes sera donc inaccessible un temps durant, mais sans que cela ne change par rapport à d’habitude, tient à préciser Tatiana Litvine. "Nous fermons de toute façon chaque année pendant l’été. Cela permet, durant une période plus calme pour nous, que les équipes puissent prendre congé avant de réattaquer".

Attirer les jeunes

Pourquoi changer une équipe qui gagne? Pour attirer une clientèle plus jeune, tout simplement. L’époque des tissus très classiques est finie. "La décoration va être revue quasi de fond en comble", se réjouit Serge Litvine. Un élément cosmétique qui s’ajoute à une stratégie plus concrète de menus attrayants pour les moins de vingt-huit ans.

Et toujours dans cette idée d’attrait se glissent dans la conversation les prochaines étoiles. En l’état, l’homme en compte "2, 2, 1, 1,…7 (il réfléchit un moment). Ah non, cela fait 6 en fait. C’est moi qui imagine déjà qu’on en a une de plus", plaisante l’homme d’affaires. "C’est clair que si c’était moi qui les attribuais, j’en mettrais une de plus à la Villa Lorraine pour le travail qui y est fait". C’est dit. Réponse dans quelques jours, le 20 novembre, lors de la publication du célèbre guide tant attendu par la fine cuisine.

Stockel aura bientôt son traiteur

Interrogé sur ses activités de traiteur, Serge Litvine fait état d’une envie d’élargir son empreinte. Après Lasne, Ixelles et Uccle, "nous allons ouvrir un magasin traiteur du côté de Stockel", annonce l’homme. Où? Quand? Tout cela reste encore à déterminer. "Il s’agit plutôt d’un objectif", tempère pour l’heure le patron. De son côté, Tatiana Litvine, en charge de la gestion au quotidien quand son père s’occupe plutôt de l’aspect financier, explique de son côté que "cela fait trois ans maintenant que l’on cherche dans ce coin-là".

Dès lors, qu’est-ce qui bloque? "Nous avons nos exigences, ce qui rend le processus plus complexe", explique-t-elle. Par exemple, les Litvine souhaitent que le lieu puisse disposer d’un parking, de même qu’accueillir un espace cuisine. "Ce qui n’est pas simple." En tout cas, une chose est sûre: l’envie est là, car "notre clientèle cible se trouve aussi dans cette zone", reste donc à trouver, "la bonne opportunité".

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