La sucrerie coopérative de Seneffe ne verra pas le jour

Le montant restant à dénicher auprès des banques a visiblement refroidi les organismes créditeurs. ©Photo News

La Coopérative des betteraviers transformateurs (CoBT) n'a pas réussi à rassembler les fonds nécessaires à la construction d'une nouvelle sucrerie à Seneffe.

Après plusieurs mois de pourparlers avec des banques et des investisseurs, la Coopérative des betteraviers transformateurs (CoBT) jette l'éponge: le projet de construction d'une sucrerie ultramoderne à Seneffe est définitivement abandonné.

La nouvelle ne surprendra guère. Le projet, budgété à 361 millions d'euros, avait obtenu un financement de 134 millions, soit 37% du total, auprès des 1.600 coopérateurs, d'invests publics et d'autorités subsidiantes. Restait donc 227 millions d'euros à dénicher auprès des banques.

227
millions d'Euros
Le projet, budgété à 361 millions d'euros, n'a pu réunir les 227 millions d'euros manquants auprès des banques.

Ce montant a visiblement refroidi les organismes créditeurs. Malgré les multiples démarches menées par la CoBT, l'appel de fonds n'a pas été couronné de succès. Le conseil d’administration de la coopérative a dès lors décidé d'arrêter les frais.

Coopérateurs remboursés

Conformément à ses engagements, la CoBT remboursera les coopérateurs. Le devenir de la coopérative sera déterminé ultérieurement.

Le secteur sucrier était-il adapté pour un tel projet? "Le marché du sucre est globalement équilibré, avec peu de fluctuations selon les années, et la Wallonie a le meilleur terroir en Europe", justifie Benoît Haag, l'un des maîtres d'œuvre du projet. La présence de deux gros acteurs – la Raffinerie Tirlemontoise (Südzucker) et Iscal Sugar (Finasucre) – a visiblement incité les banques à la prudence.

"Je me demande si notre projet n'est pas arrivé un peu tôt. Il y avait de la place pour un modèle coopératif et local."
Benoît Haag
Coordinateur de la CoBT

Benoît Haag parle de "frilosité". "Je me demande si notre projet n'est pas arrivé un peu tôt. Le marché du sucre sort d'une période difficile, mais il y avait de la place pour un modèle coopératif et local", dit Benoît Haag.

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