Le restaurant "Bonsoir Clara" est à vendre

©Saskia Vanderstichele

Confronté à un passif trop important, le restaurant "Bonsoir Clara" est à vendre. Son associé principal, qui exploite également "La Bécasse" et le "Tavernier", continue à soutenir l’établissement. 

Avis aux amateurs, le restaurant "Bonsoir Clara", situé au début de la rue Dansaert, en plein centre de Bruxelles, est à vendre. Mercredi matin, Nicholas Ouchinsky (Lexlitis), l’avocat du restaurant, s’est rendu au tribunal de l’entreprise francophone de Bruxelles pour introduire une procédure de réorganisation judiciaire (PRJ) par transfert d’activités sous contrôle d’un mandataire de justice. Pour le dire plus simplement, le restaurant est à la recherche d’un repreneur. 

L’associé principal continue à soutenir financièrement l’établissement grâce, entre autres, à d’autres restaurants qui fonctionnent, et il veut tenter de sauver l’emploi.
Nicholas Ouchinsky
Avocat du restaurant

En réalité, le restaurant, qui emploie 13 personnes et qui est toujours ouvert, a beaucoup souffert des attentats et des travaux liés au piétonnier. Une première réorganisation judiciaire homologuée en 2018 (on parle de 372.000 euros de créances) n’a pas suffi à combler le passif, raison de l’introduction de cette nouvelle procédure visant, cette fois, à la vente pure et simple de l’établissement.

"L’associé principal continue à soutenir financièrement l’établissement grâce, entre autres, à d’autres restaurants qui fonctionnent et il veut tenter de sauver l’emploi", a plaidé Nicholas Ouchinsky, qui a demandé au tribunal un sursis de six mois afin de laisser le temps au mandataire de justice de faire le tour du marché pour essayer de trouver un repreneur. Saaid Barhadi, l’associé principal de "Bonsoir Clara", exploite également "La Bécasse" et "Le Tavernier" dans le quartier du cimetière d’Ixelles.

Vente du mobilier annulée

Le tribunal a accordé un délai de six mois et a suspendu les ventes du mobilier. 

Lors de l’audience qui s’est tenue mercredi matin, l’avocat du restaurant avait demandé au tribunal de trancher rapidement, notamment en fonction d’une vente du mobilier qui devait se dérouler à la suite d’une double saisie effectuée par l’administration fiscale et par l’ONSS. Contactée par l’avocat du restaurant, l’administration fiscale avait accepté de suspendre la vente afin de donner sa chance à ce processus de vente. L’ONSS n’avait pas voulu suspendre la vente, raison pour laquelle Nicholas Ouchinsky avait demandé au tribunal de se prononcer en ce sens. 

En fin d’audience, le représentant du parquet avait plaidé en faveur d’un sursis de quatre mois au lieu de six, se disant inquiet de l’absence d’engagement formel de soutien de la part de l’associé principal sous forme, par exemple, de lettre de confort. Cette sortie avait tendu le conseil du restaurant qui avait demandé au tribunal de ne pas créer de jurisprudence sur base de suspicions. Il semble qu’il ait été entendu. Dans un jugement rendu dans la foulée, le tribunal a accordé un délai de six mois et a suspendu les ventes du mobilier. 

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