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AB InBev a fait le vide derrière lui sur le marché mondial

Le groupe cornaqué par Carlos Brito a abreuvé plus d'un amateur de bière sur quatre dans le monde l'an dernier comme en 2016. ©BELGA

Le brasseur belgo-brésilien domine largement le marché mondial de la bière en parts de marché, comme le montrent les chiffres compilés par le bureau Euromonitor International, mais il a néanmoins fait du sur place l’an dernier. Et Heineken progresse en 2018...

En part de marché, le brasseur belgo-brésilien AB InBev a fait du sur place en 2017 en restant campé à 26,9% du marché mondial de la bière comme l’année précédente, selon le fournisseur d’études de marché Euromonitor International. Il avait effectué le grand saut grâce à l’acquisition de SABMiller en 2016, en passant cette année-là de 21 à 26,9%. Cette année-là, il avait fait le trou vis-à-vis de ses principaux concurrents, reléguant son premier rival, le néerlandais Heineken, à moins de la moitié de ses parts.

©MEDIAFIN

Heineken fait un bond via la Chine

Heineken a toutefois progressé non seulement l’an dernier, où sa part du marché mondial a grimpé de 10,1 à 11%, mais également en 2018 en acquérant 40% de China Resources Beer, le premier brasseur chinois. Autrement dit, cette année-ci Heineken aura réussi à faire croître d'importance sa part de marché, mais cela n'apparaîtra dans les statistiques que l'an prochain.

China Resources et le danois Carlsberg apparaissent aux troisième et quatrième rang dans le classement, au coude-à-coude avec 6,1 et 6% de parts, devant l’américo-canadien Molson, Coors (4,8%).

«La valeur, plutôt que le volume, continue d’alimenter la croissance dans le marché bière.»
Anna Ward
analyste, Euromonitor International


Le marché global de la bière a atteint 195.477 millions de litres en 2017, indique aussi Euromonitor, en légère hausse par rapport à 2016 (193.716 millions de l), mais en baisse par rapport aux plus hauts établis en 2013 et 2014 (197.044 millions et 197.385 millions de l). "La valeur, plutôt que le volume, continue d’alimenter la croissance dans le secteur brassicole, soutenue par le glissement global vers des produits de plus haute qualité et plus chers", commente Anna Ward, analyste du secteur des boissons alcoolisées chez Euromonitor.

Une des principales causes du déclin de la consommation est le recul des ventes de pils bon marché en Chine. Les bières peu alcoolisées ou sans alcool progressent sur les marchés matures, de même que les bières artisanales aux Etats-Unis, mais ces tendances ne concernent toujours que de maigres volumes: pas de quoi compenser le recul chinois, selon Anna Ward qui conclut que les grands vont se battre dans le segment des pils premium et que de nombreuses catégories de bière vont continuer de dépendre de la Chine à l’avenir.

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