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AB InBev trinque en bourse, malgré des résultats robustes

Michel Doukeris (à droite) a succédé à Carlos Brito au 1er juillet à la tête du premier brasseur mondial.

Le n°1 de la bière a battu les analystes sur ses volumes et ses revenus, mais a manqué de peu leur consensus sur son ebitda et son bénéfice par action. Le titre a chuté de 6% à la Bourse de Bruxelles.

Au deuxième trimestre, le premier brasseur mondial a battu les attentes des analystes en termes de volumes et de chiffre d'affaires, mais y a échoué de peu en termes d'excédent brut d'exploitation (ebitda) et de bénéfice par action. Il a néanmoins réussi à hisser son chiffre d'affaires au-delà du niveau du deuxième trimestre 2019, c'est-à-dire avant la pandémie.

13,54
milliards de dollars
AB InBev a réalisé un chiffre d'affaires en hausse de 27,6% (croissance interne) à 13,54 milliards de dollars au 2e trimestre.

AB InBev a vu ses volumes totaux augmenter de 20,8% (croissance interne) à 144,8 millions d'hectolitres du 1er avril au 30 juin 2021, alors que le consensus des analystes tablait sur une hausse de 19,4%. Son chiffre d'affaires s'est établi à 13,54 milliards de dollars contre 10,29 au 2e trimestre 2020 (en pleine pandémie), soit une progression de 27,6% alors que les analystes avaient misé sur 24,1%. Le brasseur a enregistré une croissance des revenus de 3,2% par rapport au 2e trimestre 2019 et ce, "malgré les impacts liés au Covid-19 qui se font toujours ressentir", souligne-t-il dans son communiqué.

Le groupe belgo-brésilien a réalisé un ebitda normalisé en hausse de 31% à 4,84 milliards de dollars, à comparer avec 3,41 milliards un an plus tôt; le consensus des analystes s'était fixé à +35,3%. Le bénéfice normalisé par action a atteint 0,95 dollar et le bénéfice sous-jacent par action 0,75 dollar, alors que les analystes attendaient 0,99 et 0,78 dollar.

Le groupe a par ailleurs réduit son endettement net par rapport au 31 décembre 2020.

Les revenus combinés des trois marques mondiales d'AB InBev, Budweiser, Stella Artois et Corona, ont crû de 23% au niveau mondial. Les produits générés par hectolitre ont progressé de 5,8% sur les trois mois. Les efforts du groupe au plan opérationnel ont toutefois été en partie atténués par l'impact négatif des devises et du prix des produits de base. Ses frais de vente, ses dépenses administratives et ses autres frais généraux ont par ailleurs augmenté suite à la hausse des provisions pour la rémunération variable de ses équipes et à l'augmentation de ses investissements commerciaux et de marketing.

Au deuxième semestre 2021, AB InBev a vu ses volumes progresser de 17% à 280,4 millions d'hectolitres et son chiffre d'affaires de 22,4% à 25,8 milliards de dollars. Il a réalisé un ebitda normalisé de 9,11 milliards contre 7,3 milliards et un bénéfice normalisé par action de 1,46 dollar contre 0,04 dollar (bénéfice sous-jacent: 1,30 dollar contre 0,90 dollar).

5,7 milliards investis en six mois

Sur les six mois, le groupe a investi plus de 5,7 milliards de dollars pour soutenir sa croissance organique: ces montants ont été affectés aux capacités axées sur le client et le consommateur, à l'innovation et à la transformation numérique.

Le brasseur a continué de développer ses ventes de bière en ligne. Ses plateformes d'e-commerce ouvertes aux consommateurs ont vu leur chiffre d'affaires plus que doubler par rapport aux six premiers mois de l'an dernier.

90,6
milliards de dollars
La dette brute du brasseur est revenue de 98,6 à 90,6 milliards de dollars à fin juin.

Le groupe a par ailleurs réduit son endettement net par rapport au 31 décembre 2020: le ratio d'endettement net sur ebitda normalisé s'est établi à 4,4 au 30 juin dernier contre 4,8 fin 2020. La dette brute du brasseur est passée de 98,6 milliards de dollars à 90,6 milliards sur les six mois. Sa position de liquidités s'élevait à 16,9 milliards de dollars fin juin. L'objectif du groupe à terme reste de ramener son ratio d'endettement net à 2.

Pour l'ensemble de l'année, la direction d'AB InBev table sur une progression de son ebitda de 8 à 12% et sur une croissance de ses revenus supérieure à cette fourchette. Une prévision formulée en tenant compte de l'état actuel de la pandémie, précise le groupe, tout en se déclarant confiant "quant aux perspectives futures de (son) activité et à la résilience de la catégorie bière". Du côté des analystes, le consensus mise sur une croissance interne de l'ebitda de 11,4% pour l'exercice entier.

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