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AB InBev pourrait relever ses prévisions, estime Jefferies

Michel Doukeris, le nouveau CEO d'AB InBev, dévoilera les résultats trimestriels du groupe le 29 juillet avant bourse. ©AB InBev

Jefferies estime que la récente baisse de 10% de l'action AB InBev liée aux craintes entourant le variant Delta constitue un bon point d'entrée sur la valeur.

"Le récent recul de 10% de l’action AB InBev constitue une opportunité d’entrée sur la valeur." C’est l’avis formulé par Edward Mundy de Jefferies ("acheter" ; 80 euros) dans une note où il fait le point sur les performances attendues du groupe brassicole au deuxième trimestre. Les résultats seront dévoilés le 29 juillet avant bourse.

L’analyste estime que ce repli de 10% reflète les inquiétudes des investisseurs à propos du variant Delta. Mais, à ses yeux, les craintes d’une nouvelle vague sont exagérées.

Reprise solide attendue

"Notre analyse des données de tendance de mobilité sur Google indique que les principaux marchés d’AB InBev sont restés largement ouverts pendant le 2e trimestre, ce qui soutiendra la reprise."
Edward Mundy
Analyste chez Jefferies

"Notre analyse des données de tendance de mobilité sur Google indique que les principaux marchés d’AB InBev (Etats-Unis, Mexique, Brésil, Colombie, Chine, Afrique et Europe) sont restés largement ouverts pendant le 2e trimestre, ce qui soutiendra la reprise."

Pour lui, la solidité de cette dernière laissera la porte ouverte à une révision à la hausse des prévisions d’une progression de l’ebitda organique comprise entre 8 et 10%, une guidance avancée par AB InBev en  mai dernier. Cette fourchette pourrait passer de 10 à 14%, l’estimation de Jefferies allant jusqu’à 14,8%.

La croissance affichée au 2e trimestre 2021 sera probablement forte comparée à la même période de 2020 lorsque le confinement était d’application, ce qui facilitera la tâche de Michel Doukeris qui présentera ses premiers résultats en tant que CEO du groupe note Deutsche Bank.

Le broker a relevé son objectif de cours à 62 euros contre 59 euros tout en maintenant son conseil à "conserver". L’analyste Mitch Collett anticipe une croissance des volumes de 23% et du chiffre d’affaires de 30%. Il voit l’Ebitda bondir de près de 40%.

Allègement du fardeau de la dette

Chez Jefferies, Edward Mundy s’attend une hausse des volumes de 19,6%, des ventes de 25% et de l’ebitda de 44%. Pour l’ensemble de l’année, il voit le chiffre d’affaires s’élever à 53,4 milliards de dollars et l’ebitda ajusté atteindre 19,6 milliards (+14,8%). "L’effet positif des devises devrait signifier que (la croissance) de l’ebitda sera au moins à deux chiffres cette année", soulignait, il y a quelques jours, Kepler Cheuvreux ("acheter" ; 77 euros) qui a intégré l’action dans ses favorites.  

Enfin, concernant le poids de la dette, tant Kepler que Jefferies tablent sur un ratio dette nette sur ebitda de 3,3 fin de l’année prochaine contre 4,8 fin 2020. Selon Jefferies, il passera à 2,6 en 2023.  

En bref

  • Pour Jefferies, le récent recul de 10% de l’action AB InBev constitue une opportunité d’entrée sur la valeur.
  • Le broker s’attend à un relèvement des prévisions du groupe grâce à la solidité de la reprise sur ses principaux marchés.
  • Même son de cloche chez Kepler Cheuvreux et chez Deutsche Bank, qui vient de relever à 62 euros son objectif de cours.

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