Avec Coucke dans son "backyard", Greenyard s'ôte une solide écharde

Début 2018, l'action Greenyard se traitait à 21 euros, contre 7,5 euros avant les annonces de ce lundi. ©Wouter Van Vooren

Le risque du refinancement étant écarté, grâce notamment à Marc Coucke, Greenyard peut désormais se focaliser entièrement sur son plan stratégique.

On dirait bien que la sortie du tunnel n’est plus très éloignée pour Greenyard . Le calvaire du spécialiste des fruits et légumes frais et surgelés avait commencé à l’été 2018 avec la découverte d’une contamination à la listeria dans une usine en Hongrie.

+18%
L'action Greenyard s'est envolée de plus de 18% lundi.

À cela s’étaient ajoutées une forte pression concurrentielle et une dette lourde comme une charrette de pastèques au point que le groupe a dû faire appel à un manager de crise pour sauver les meubles. Le cours de bourse a été massacré passant de 21 euros en janvier 2018 à un plus bas de 2,5 euros en août 2019.

L'action s'envole

Lundi, Greenyard a annoncé un accord avec ses banques portant sur un total de 467,5 millions d’euros de financement sur trois ans. Cerise sur le gâteau: via sa société d’investissement Alychlo, Marc Coucke va prendre 13,4% du capital en souscrivant à de nouvelles actions dans le cadre d’un placement privé organisé au prix unitaire de 7 euros. L’effet Coucke a été immédiat, le titre s’est enflammé lundi à 8,85 euros (+18,16%).

"Avec un risque de refinancement écarté, la société peut désormais se focaliser totalement sur la mise en place de sa stratégie."
Alan Vandenberghe et Guy Sips.
Analystes chez KBC Securities

La nouvelle structure du capital, incluant l’injection de 50 millions d’euros, aidera à améliorer le profil financier et la confiance dans le groupe, soulignent Alan Vandenberghe et Guy Sips de KBC Securities.

"Avec un  risque de refinancement écarté, la société peut désormais se focaliser totalement sur la mise en place de sa stratégie", disent-ils. Dans ce contexte, les analystes estiment que Greenyard mérite désormais d’être traitée en bourse de la même façon que ses concurrents, ce qui veut dire que la décote n’a plus lieu d’être. Ils ont donc relevé leur objectif de cours à 9,6 euros, contre 8,4 euros avant. La recommandation reste à "acheter".

Eaux plus calmes

Fernand de Boer, de Degroof Petercam ("acheter"; 10 euros), relève qu’un ratio dette nette sur ebitda qui s’améliore à un multiple de 3 permet au groupe d’entrer dans des eaux plus calmes après plusieurs années de détresse financière. "En plus de transformer Greenyard en partenaire plus attractif, cela pourrait aussi élargir la base d’actionnaires potentiels."

Maintenant que la question de la dette est bouclée, il est plus que temps de se concentrer sur les fondamentaux de Greenyard estime l’analyste. Il en cite trois: un, une société hautement génératrice de cash; deux, qui opère au cœur de la tendance santé avec ses fruits et légumes frais; et trois, qui, grâce à ses partenariats et une position financière renforcée, est devenue une société beaucoup plus stable sur le plan des finances.

Il juge, lui aussi, qu’une valorisation en ligne avec ses concurrents est désormais justifiée.

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