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"Des bovins commencent à être découpés alors qu'ils sont encore vivants"

©L214

Une nouvelle affaire de pratiques intolérables dans un abattoir secoue la France. Sur des images de l'association L214, on voit des animaux, déjà suspendus par une patte, saignés alors qu'ils "sont pleinement sensibles et conscients".

Une vidéo de l'association L214 de vidéos montre des actes de maltraitance des animaux au sein de l'abattoir communal du Boischaut, abattoir public géré par la communauté de communes du Pays de La Châtre-Sainte-Sévère, en France.

On y voit des animaux, déjà suspendus par une patte, saignés alors qu'ils "sont pleinement sensibles et conscients". "Aucun contrôle de sensibilité n'est effectué après l'utilisation du matador (pistolet à tige perforante) censé étourdir les animaux", écrit l'association dans un communiqué. "Des bovins commencent à être découpés alors qu'ils sont encore vivants." Elle dit également constater des manquements concernant les règles sanitaires. Les images montrent un employé chargé de saigner les animaux vêtu d'un "simple t-shirt", sans équipement professionnel. Par ailleurs, "une fois assommés, les bovins tombent dans le sang et les excréments des animaux abattus avant eux". La vidéo a été publiée en ligne et est commentée par la chanteuse Samaha du groupe Shaka Ponk.

Suite à la diffusion de ces images, le ministre de l'Agriculture, Didier Guillaume, a demandé au préfet de l'Indre de suspendre "immédiatement, à titre conservatoire" l'activité de l'abattoir communal de Boischaut après la diffusion par une association de défense des animaux d'une vidéo faisant état de maltraitance animale.

"Le bilan des inspections spécifiques à la protection des animaux conduites en 2016 dans tous les abattoirs de boucherie français avait montré que certains progrès restaient à faire en France notamment sur les procédures de contrôle interne", peut-on lire dans le communiqué. "Les images diffusées témoignent (...) selon le ministre, de la nécessité d'accélérer encore les travaux sur la formation des personnels et sur leur encadrement par des responsables de la protection animale." "Le ministre de l'Agriculture et de l'Alimentation, Didier Guillaume, rappelle que la lutte contre la maltraitance animale reste plus que jamais un sujet prioritaire du gouvernement et engage à la plus grande fermeté face à des actes inexcusables", précise le communiqué. Le ministre a demandé à la Brigade nationale d'enquête vétérinaire d'ouvrir une enquête administrative.

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