Duvel Moortgat ne s'est jamais aussi bien vendu qu'en 2016

©© Angel Manzano

L’an dernier, le groupe brassicole a engrangé des résultats record, franchissant pour la première fois le cap des 400 millions d’euros de chiffre d’affaires. La famille, qui a retiré Duvel de la cote en 2013, se porte bien.

Au milieu de l’an dernier, Duvel Moortgat avait renoncé au projet de reprise de son confrère Bosteels. La Kwak et la Tripel Karmeliet n’auraient pourtant pas détonné aux côtés des autres marques de la brasserie: Duvel, La Chouffe, De Koninck, Liefmans, etc. Mais Duvel Moortgat n’était pas très enthousiaste à l’idée de débourser les 200 millions d’euros demandés.

Belle croissance

Malgré tout, d’après les chiffres que Duvel Moortgat vient de publier, le brasseur a signé une excellente année 2016. Son chiffre d’affaires augmente de plus de 25% et franchit pour la première fois le cap des 400 millions d’euros (401,4 millions d’euros, pour être précis). L’excédent brut d’exploitation (ebitda) grimpe de plus de 20%, flirtant avec 119 millions d’euros.

Duvel Moortgat affiche une belle croissance organique, mais intègre également pour la première fois dans ses chiffres une année complète de résultats de la brasserie néerlandaise ‘t IJ et de la firme californienne Firestone Walker.

Les brasseries du groupe ont produit ensemble près de 1,8 million d’hectolitres de bière. Les Etats-Unis (0,7 million d’hectolitres) et la Belgique (0,5 million d’hectolitres) représentent les deux principaux marchés du groupe flamand.

L’an dernier, Duvel Moortgat a investi près de 60 millions d’euros dans l’expansion et l’optimisation de ses équipements de production.

1,8 million hl
Les brasseries du groupe Duvel Moortgat ont produit ensemble près de 1,8 million d’hectolitres de bière l’an dernier.

Sortie de Bourse

Le retrait de la cote par la famille s’est avéré bénéfique pour le groupe. Les revenus et la rentabilité ont depuis lors plus que doublé.

La famille propriétaire s’en sort également très bien. Après le retrait de la cote, elle s’est attribué un super-dividende de 92,5 millions d’euros, qui a servi à financer les emprunts que les quatre actionnaires familiaux ont contractés dans le cadre du retrait de la cote. Le dividende distribué pour l’exercice 2016 se monte à 22 millions d’euros. Si l’on tient compte du super-dividende distribué après le retrait de la Bourse, on arrive à un montant total de près de 150 millions d’euros.

Michel Moortgat, à l’étranger, n’était malheureusement pas joignable pour commenter le solide bilan de son entreprise.

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