En 20 ans, Chimay a créé 340 emplois avec le fruit de ses bières et fromages

La Fondation Chimay-Wartoise emploie elle-même 200 personnes pour ses activités industrielles. ©Didier Mossiat

Chaque année, la Fondation Chimay-Wartoise réinvestit une partie de ses bénéfices dans des projets marchands et non-marchands. Depuis sa création fin 1996, plus de 16 millions d’euros ont été réinjectés dans l’économie locale. Ces soutiens financiers ont permis de créer indirectement 340 emplois. Ils s’ajoutent aux quelque 200 personnes occupées par les activités de la bière et du fromages.

Grâce à leurs activités industrielles bien connues dans la production de bière et de fromage, la Trappe de l’Abbaye de Scourmont (Cisterciens de la Stricte Observance) dégage chaque année des moyens financiers conséquents. Ces bénéfices sont, depuis vingt ans, utilisés en partie au redéploiement socio-économique de toute la région.

Le modèle de financement de ces initiatives est à ce jour unique en Belgique. On ne trouve en effet qu’à Chimay une fondation, reconnue d’utilité publique, qui, depuis décembre 1996, est actionnaire et gestionnaire d’un groupe d’entreprises industrielles dont les revenus servent à alimenter des activités à caractère philanthropique et non à rémunérer les actionnaires.

16,6 millions réinvestis

La Fondation Chimay-Wartoise (FCW) fête, en cette fin d’année 2016, ses vingt ans d’existence. Les statistiques indiquent qu’entre 2003 et 2015, pas moins de 16,6 millions euros ont été engagés, sous la forme de prêts ou de dons, au bénéfice d’actions partenariales ou de projets marchands ou non marchands.

Des moyens directement générés par les deux entités industrielles – "Bières de Chimay" et "Chimay Fromages" – cédées au cours de 1996 à la Fondation par les trappistes de Scourmont.

Ces initiatives ont contribué à la création d’un peu plus de 340 équivalents temps plein, dont 215 au profit d’entreprises marchandes et d’indépendants. Ce, sans compter les quelque 200 personnes directement occupées par les affaires de la Fondation Chimay-Wartoise.

À noter que les statistiques ne démarrent qu’en 2003. Avant cette date, les fonds étaient en sous-traitance sous gestion directe de la Fondation Roi Baudouin.

Chocolats, menuiserie, esthétique…

En 2015, le chiffre d’affaires cumulé des deux activités industrielles – fromage et bières – a atteint quelque 56 millions d’euros pour un bénéfice avant impôts de 6,6 millions d’euros. De ces bénéfices, la FCW a réinvesti pour près de 880.000 euros dans des actions partenariales et 1,28 million d’euros dans des projets marchands et non-marchands.

Trois axes: la jeunesse, l’emploi régional et le développement local

Les actions ou projets soutenus, après sélection par un jury indépendant, concernent des activités les plus diverses "pourvu qu’elles s’inscrivent dans les trois axes considérés par la fondation comme ‘cardinaux’: la jeunesse, l’emploi régional ou encore les bonnes pratiques pour le développement local", précise Philippe Dumont, secrétaire général et cofondateur de la Fondation.

En vrac, la Fondation Chimay-Wartoise a participé, depuis son lancement, à la relance de la menuiserie familiale Moreau Mathieu à Sivry-Rance et au développement de la chocolaterie Deflorenne à Chimay. Ce, en passant par l’installation d’un centre d’esthétique à Couvin et l’extension d’un funérarium.

En se limitant au secteur marchand, elle a apporté en vingt ans son soutien à un millier d’initiatives les plus diverses.

Lire également

Publicité
Publicité

Messages sponsorisés