Etes-vous restaurant ou plats préparés?

©Delhaize

Comeos a lancé une enquête sur les habitudes de consommation alimentaire. Cette première édition, qui appelle déjà à une deuxième l'an prochain, montre un Belge désormais plus casanier, sans être pour autant plus cuisinier.

Les soirées attablées au restaurant pour un moment convivial n'ont plus la cote auprès des Belges. Selon une enquête, réalisée par Shopperware à la demande de Comeos auprès de 2.100 Belges, les repas se prennent davantage à la maison qu'à l'extérieur.

34,5 milliards d'euros
dépenses
Chaque année, les ménages belges dépensent 34,5 milliards d'euros dans l'alimentation.

Cela ne signifie pas que le Belge cuisine davantage aujourd'hui qu'hier, que du contraire! Fini de déambuler au rayon légumes frais, épices, viande ou poisson. Désormais, c'est devant les frigos des plats préparés que la foule semble s'amasser ou auprès des livreurs à domicile. Cela s'appelle la convenance, soit un mixte entre commodité, confort et facilité.

♦ Voici quelques chiffres pour appuyer ce constat:

Tout d'abord le budget alimentaire.

Les dépenses des ménages dans ce domaine présentent 34,5 milliards d'euros.

67,5% de ces dépenses sont consommées à domicile.
32,5% sont consommés à l'extérieur (restaurant, snack, à son bureau...).
• quelque 27% (9,3 milliards d'euros) des dépenses sont consentis pour être cuisinés à domicile
• près de 73% du montant sont dépensés auprès de restaurants, de snacks, de livreurs à domicile...

Les dépenses en plats préparés représentent donc 25,2 milliards d'euros. Certes la notion "plats préparés" est vaste. Elle regroupe tant les plats prêts-à-servir vendus en grandes surfaces, que les plats de restaurant enlevés, livrés à domicile ou consommés sur place, ou que les plats achetés et consommés en chemin.

©Document Comeos

Comeos se dit surpris par l'ampleur des résultats de cette première étude qui sera d'ores et déjà renouvelée l'an prochain. "La consommation évolue, même sur sa part la plus basique à savoir l'alimentaire. Les choses changent rapidement et fondamentalement. Il faut s'adapter, voire précéder les tendances."

L'association du secteur de la distribution ajoute que même les acteurs du frais, type boucherie, boulangerie... ont déjà commencé leur virage. Ils recueillent désormais respectivement 20 et 25% des produits tout faits ramenés à domicile. 

Le profil du consommateur de plats préparés.

En général, il s'agit de citoyens de 35-54 ans, vivant en milieu urbain. Bruxellois et Flamands en sont plus friands que les Wallons. 

Les 35-54 ans restent toutefois plus friands de repas pris aux restaurants que les plus de 55 ans qui prônent davantage la consommation de plats à domicile. 

©document Comeos

Plat préparé ne veut pas dire forcément junk food

De plus en plus de possibilités sont offertes pour permettre de consommer sain et de meilleure qualité sans pour autant cuisiner soi-même. "Le rapport montre que les consommateurs qui optent davantage pour des produits de commodité choisissent également plus souvent des alternatives plus saines et achètent celles-ci souvent dans des supermarchés et des établissements de restauration rapide."

Les repas végétariens représentent par exemple quelque 114 millions de plats servis chaque année (6%), contre 15 millions pour le kasher et l'halal, 14,5 millions pour le sans gluten ou 13,7 pour le vegan. Des plats davantage prisés par les femmes.

©document comeos

♦ Que penser des boîtes repas?

"Pour 2019, ce marché est évalué en Belgique à quelque 88,6 millions d'euros. Cela semble peu, mais par rapport aux 25,2 milliards de la convenance, cela représente tout de même 2,8 millions de boîtes." À cette heure, la marque Hello Fresh se taille la part du lion (près de 25%). 

Ce sont par ailleurs les classes sociales les plus élevées qui y succombent (+ de 50% de ce marché).

♦ Qui consomme quoi et quand? 

L'étude s'est aussi penchée sur les modes de consommation. Concrètement, qui achète quoi et à quel moment? Ici, peu de surprise, on retrouve les viennoiseries, baguettes garnies et autres salades en matinée. Les pâtisseries prennent le relais en début d'après-midi pour faire place aux frites, fastfood par la suite. 

©document Comeos

©Document Comeos

♦ Un secteur qui se réinvente

Alors que le consommateur modifie ses habitudes alimentaires, les prestataires de services sont obligés de suivre. Dominique Michel, responsable de Comeos, s'interroge toutefois sur qui motive qui? L'offre suscite-t-elle la demande ou inversement?

On a vu se développer à vitesse grand V les services, type Deliveroo ou Takeaway, là où il y a quelques temps encore, vouloir une pizza non surgelée sous-entendait se rendre à la pizzeria pour récupérer sa boîte.   

La technologie a aussi été appelée en renfort. On comptabilise actuellement 29 millions de commandes passées par le biais d'une app de livraison.

Quoi qu'il en soit, les grandes surfaces dominent encore le segment "convenance" en accumulant 55% des dépenses.

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