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Frédéric de Mévius embarque dans l'aventure zéro-plastique

Fin 2018, Frédéric de Mévius quittait Verlinvest, le véhicule d'investissement désormais des seuls de Spoelberch, comptant 1,6 milliard d'euros d'actifs sous gestion. ©Dieter Telemans

L'ex-CEO et président de Verlinvest rentre au capital du britannique Polymateria. Lequel pourra désormais grandir à l'international, fort de 15 millions de livres.

Un an et demi environ après sa sortie de Verlinvest, véhicule d'investissement désormais des seuls de Spoelberch, Frédéric de Mévius revient sur le devant de la scène.

L'homme d'affaires belge, membre de l'une des familles actionnaires de référence du géant brassicole AB InBev, vient en effet d'investir quelque 15 millions de livres sterling (16,5 millions d'euros) dans le britannique Polymateria, a-t-on appris.

15
millions £
Frédéric de Mévius investit 15 millions de livres sterling dans Polymateria, dont il acquiert une participation minoritaire.

L'entreprise a développé une technologie innovante capable d'altérer – via un additif – les propriétés du plastique au moment de la fabrication des emballages pour les rendre entièrement biodégradable.

Et ce, avec efficacité puisque cette biodégradabilité peut s'opérer en 336 jours à peine sur un récipient en plastique rigide (capuchon, pot de yaourt,…) et en 226 jours sur du film plastique. Tout cela, en ne laissant en bout de chaîne que du CO2, de l'eau et des microbes.

Une avancée importante quand l'on sait qu'environ un tiers du plastique mondialement produit finit par s'échapper dans la nature. Un problème qui devrait peser quelque 40 milliards de tonnes d'ici 2050, selon les estimations.

Paquet sur la R&D

Les capitaux fraîchement apportés, via le nouveau véhicule d’investissement de Frédéric de Mévius, "Planet First Partners" (lancé avec Alexander de Wit, ex-Verlinvest), permettront à Polymateria de considérablement se développer globalement, en ce compris ses laboratoires situés au sein de l'I-HUB de l'Imperial College de Londres, de même que d'agrandir rapidement son équipe de R&D, composée de scientifiques spécialistes en polymères, de chimistes et de biologistes du monde entier.

En parallèle, la capacité de prototypage, de fabrication et les ventes pour répondre à la demande importante de sa technologie, pourront elles aussi être revues à la hausse grâce à l'investissement.

À ce stade, l'entreprise table sur un chiffre d'affaires 2021, malgré le Covid-19, d'environ 30 millions de livres sterling.

Ex-CEO de M&S au conseil

Parmi les prochains défis qui seront étudiés, les équipes se pencheront notamment sur la biodégradabilité du plastique qui compose les sachets de thé (molleton PP), les emballages de serviettes en papier (BOPP) et les bouteilles d'eau et de soda (PET).

Un effort qui sera soutenu par deux bourses de l'agence nationale de financement des sciences et de la recherche au Royaume-Uni (UKRI). De même que par un CA de choc, composé de Frédéric de Mévius lui-même, qui devient administrateur, mais aussi de l'ex-CEO de la chaîne britannique Marks & Spencer Marc Bolland et de l'ex-CEO de la chaîne sud-africaine de supermarchés Woolworths Simon Susman.

Toujours un regard rivé vers l'Inde

Pour Planet First, cette opération inaugure en réalité une deuxième prise participation, le véhicule ayant déjà investi dans N+P, entreprise néerlandaise active dans le transport et la transformation de déchets municipaux en Subcoal, un fuel alternatif permettant à ses utilisateurs industriels de réduire significativement leurs émissions CO2 par rapport à des énergies fossiles classiques.

Du côté de Frédéric de Mévius, cette activité vient s'ajouter à un emploi du temps qui n'avait pas désempli depuis la période Verlinvest. En effet, à côté de ses activités viticoles (Domaine de La Falize) en plein développement, le Belge était par exemple devenu en mars dernier le principal actionnaire de Venturi Partners, un nouveau fonds d’investissement dédié aux entreprises en croissance indiennes et asiatiques (Sud-Est), dirigé par un autre ex-MD de Verlinvest, Nick Cator. Deux zones géographiques particulièrement prisées par les grandes familles belges en ce moment.

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