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Frichti, traiteur et supermarché en ligne, s'attaque à Bruxelles

La start-up française Frichti propose ses plats préparés et ses produits de consommation aux Bruxellois depuis fin juin. Anvers devrait suivre d'ici quelques mois.

Entre la livraison rapide de courses à domicile et le service traiteur en ligne, Frichti n'a pas choisi. Depuis la fin juin, cette start-up créée en 2015 à Paris avant d'essaimer dans d’autres villes (Bordeaux, Lyon, Lille) s'est trouvé à Bruxelles un premier port d'attache hors de France.

Le nouvel arrivant marche sur plusieurs plate-bandes: la livraison de plats préparés et de produits de supermarchés. Celle des UberEats ou Deliveroo, mais aussi de la grande distribution, de livreurs de colis-repas comme efarmz ou HelloFresh et des nouveaux acteurs du 'quick commerce' (Gorillas, DingDong).

"Nous essayons au maximum de travailler avec des partenaires locaux."
Martin Ruckert
Directeur général de Frichti Benelux

Un label que Frichti récuse: l'entreprise, qui compte aujourd'hui 400.000 utilisateurs et 400 employés dans l'Hexagone, se positionne sur un créneau plus diversifié, et se centre surtout sur les produits frais et locaux. La nouvelle antenne bruxelloise, qui a démarré avec 12 salariés (ils seront une trentaine d'ici la fin de l'année), se fournit en fruits et légumes de saison auprès de la société bruxelloise Elémen'Terre. "Nous essayons au maximum de travailler avec des partenaires locaux", souligne Martin Ruckert, directeur général de Frichti Benelux.

Clients corporate

Après un peu plus de deux semaines d'activité, la mayonnaise Frichti semble déjà prendre, tant chez les particuliers que du côté des entreprises, un créneau auquel le jeune responsable accorde une attention particulière. "Nous attirons déjà beaucoup de clients corporate. Et à partir de mercredi prochain, nous commencerons à livrer au CHU Brugman, un gros client potentiel avec ses 3.500 collaborateurs sur trois gros sites", dit Martin Ruckert.

Pour la livraison, Frichti Benelux a retenu a leçon de la polémique survenue l'an dernier en France autour du recours à des travailleurs illégaux. Elle n'assure pas les livraisons elle-même. "Nous travaillons avec la start-up Urbeez, qui fournit avec des triporteurs et des scooters électriques. Mon souhait était de travailler avec un livreur qui emploie des salariés".

4,95€
Une commande à fournir dans les 2 heures, c’est 1,50 euro. Mais le client devra payer 4,95 euros s’il veut être livré en 20 minutes.

La vitesse de livraison n'est pas un argument de vente prépondérant. "C’est bien de pouvoir livrer en 20 minutes, mais derrière cela il y a des gens à payer", souligne Martin Ruckert. Les frais de livraison sont donc liés au délai souhaité par le client. Une commande à fournir dans les 2 heures, c’est 1,50 euro. Mais le client devra payer 4,95 euros s’il veut être livré en 20 minutes.

1.200 références

Frichti propose environ 1.200 références, l’objectif étant qu’un maximum de celles-ci viennent de Belgique. Elle se fournit en priorité auprès de producteurs et d'artisans locaux. A Bruxelles par exemple, elle s'est liée au producteur de croquettes artisanales et bios Kroket, au fabricant de sauces artisanales (et piquantes) "Swet", au boulanger artisanal saint-gillois Boulengier ou encore au chocolatier Pierre Marcolini. Les plats préparés sont fournis par le traiteur Mica et par Luis Alonso, chef de La Buvette.

La nouvelle enseigne a commencé par investir le centre et le sud de Bruxelles (Ixelles, Etterbeek, Saint-Gilles, Uccle, Watermael-Boitsfort, Auderghem). Elle s'apprête à s'étendre sur Anderlecht, Molenbeek, les deux Woluwe et Schaerbeek. "A terme, nous irons plus au nord et couvrirons les 19 communes, avant de nous attaquer à la Flandre", précise Martin Ruckert.

"Il faut que les villes que nous ciblons aient un tissu d’entreprises suffisamment présent."
Martin Ruckert
Directeur général de Frichti Benelux

Dans l'ordre: Anvers, Gand, puis des villes wallonnes comme Liège ou Namur. "Il faut en tout cas que les villes que nous ciblons aient un tissu d’entreprises suffisamment présent", souligne le patron de Frichti Benelux. Qui ne se voit pas attaquer le Grand-Duché et les Pays Bas avant le second semestre 2022.

Le résumé

  • Depuis la fin juin, la chaîne français Frichti s'est trouvé à Bruxelles un premier port d'attache hors de France.
  • Le nouvel arrivant marche sur plusieurs plate-bandes: la livraison de plats préparés et de produits de supermarchés.
  • Après 2 semaines, la mayonnaise semble prendre, notamment du côté des entreprises.
  • Présente dans le centre et le sud de Bruxelles, Frichti compte couvrir à terme les 19 communes avant de s’attaquer à la Flandre, puis à la Wallonie.

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