Greenyard dégringole dans le rouge mais semble déjà se rétablir

©Wouter Van Vooren

C'était à prévoir. Les résultats du dernier exercice de Greenyard sont très mauvais. Mais, le plan de transformation semble déjà produire des effets positifs.

Sans surprise, les résultats annuels de l’exercice décalé de Greenyard ne sont pas bons. Ils sont même franchement mauvais. Et pour cause. Ils ne reflètent pas encore les premières mesures du plan de transformation activé en mars dernier par le spécialiste des fruits et légumes pour sortir du marasme qui affecte son compte de résultats.

Ainsi, le chiffre d’affaires a accentué son repli à 3,91 milliards d’euros (-4,3%). C'est cependant en ligne avec les estimations des analystes.

Les premiers résultats de la nouvelle année comptable sont supérieurs au budget et à ceux de l’année précédente et démontrent déjà que Greenyard dispose de beaucoup de potentiel inexploité.
Marc Zwaaneveld
Co-CEO de Greenyard

De son côté, l’Ebitda ajusté se situe dans le haut de la fourchette des prévisions de la société données en janvier 2019, soit à 64,5 millions d’euros. Ce chiffre, qui est légèrement supérieur aux attentes du marché (62,3 millions d’euros), accuse une chute de 50%. Elle est due, entre autres, à la pression concurrentielle et à des effets liés aux conditions météo extrêmes. Le changement de modèle vers un partenariat avec les clients a également affecté la marge.

Perte de 192 millions d'euros

Si on ajoute à cela des coûts exceptionnels comme des frais de rappel, de réorganisation et une dépréciation sur le goodwill de la division "long fresh", on arrive à une perte de 192 millions d’euros contre 1,7 million un an plus tôt.

Au niveau du bilan, la dette financière nette s’est accrue de 37,2 millions pour atteindre 456,3 millions d’euros. L’objectif est toujours de la réduire et de la ramener, dans les trois ans, à un ratio d’endettement inférieur à trois fois l’Ebitda.

Pas encore d'augmentation de capital

Greenyard signale qu’il s’active dans l’exécution de son plan de transformation qui, rappelons-le, prévoit la suppression d’un peu plus de 400 emplois, la vente d’actifs et une augmentation de capital. A propos de cette dernière, rien de neuf dans le communiqué publié ce matin. Le groupe précise simplement que, lors des deux derniers mois, il a entamé des discussions avec des investisseurs potentiels dans l’intention de boucler une opération au plus tard à la fin de l’exercice 2019-2020.

Le plan de restructuration mis en place est supposé engendrer une hausse de 20 millions d’euros de l’Ebitda ajusté pour l’exercice en cours et une augmentation cumulée de 44 millions pour le prochain. Cela devrait amener à un Ebitda de plus de 100 millions en 2020-2021. Le groupe semble être sur la bonne voie: il a constaté que la performance du mois d’avril s’est révélée supérieure au budget et à l’année dernière.

Lire également

Publicité
Publicité

Messages sponsorisés