Greenyard peut souffler… mais tout reste à faire

©Wouter Van Vooren

Les banques ont accordé un sursis de 15 mois à Greenyard pour mettre en oeuvre son plan de transformation. Un soutien salué en Bourse. Maintenant, "il n'y a plus qu'à..."

Etranglé par la concurrence intense régnant dans son secteur, la distribution de fruits et légumes, Greenyard a dû élaborer un plan de transformation qui est mis en œuvre par un manager de crise.

Ce plan détaillé, il y a un mois environ, comprend plusieurs points clés devant permettre au groupe d’adopter, avec ses principaux clients, un modèle de partenariat vertical intégré : suppression d’emplois, désinvestissements, vente d’une division et augmentation de capital.

Hier, Greenyard a annoncé que ses banques supportaient ce plan et lui accordait un délai de 15 mois pour le déployer. Le temps de trouver, entre autres, un investisseur clé prêt à injecter des liquidités permettant d’alléger le fardeau de la dette et à organiser, dans le calme, la vente de division "prepared". 

Chute de 80% sur un an

Ce soutien des banques a donné un coup de pouce au titre ce matin qui grimpait de plus 11% ce qui reste toutefois très symbolique face à la dégringolade de 80% constatée sur un an.

"Nous sommes contents de voir que le société a toujours l’intention de réduire son endettement en dessous de trois fois l’Ebitda dans les trois prochaines années" soulignent Alan Vandenberghe et Guy Sips de KBC Securities. Pour eux, cette annonce signifie que les banques considèrent que le plan est "crédible" mais ils restent à l’écart de la valeur en attendant de voir les premiers impacts tangibles du plan.

Leur recommandation reste à "conserver" avec un objectif de cours de 5,7 euros alors que l’action se négocie autour de 3,6 euros.

Les banques n'avaient pas beaucoup le choix

Fernand de Boer de Degroof Petercam voit aussi d’un bon œil l’accord conclu avec les établissements de crédit ce qui permet d’éviter à Greenyard d’apparaître comme un vendeur acculé pour la cession de certains de ses actifs. "Toutefois, de notre point de vue, les banques n’avaient pas beaucoup le choix et donc ce sursis n’est pas vraiment une surprise."

L’analyste estime que le plan de Greenyard comprend beaucoup d’éléments mouvants avec le spectre de l’augmentation de capital qui provoque la plus grande incertitude à court terme sur le cours de l’action. "Nous maintenons notre conseil à ‘conserver " bien qu’il pourrait y avoir une hausse significative lorsque nous disposerons de plus de détails sur l’augmentation de capital et la vente de la division 'prerared'". Son objectif de cours reste à 4 euros.

Maintenant que les banques ont accordé un peu de répit au groupe, tout reste encore à faire…

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