"Greenyard pourra renouer avec le dividende cette année"

Après deux, trois années de crise, Greenyard semble sorti de l'ornière. ©Wouter Van Vooren

Degroof Petercam qui, comme KBC Securities, a relevé son objectif de cours sur Greenyard estime que le groupe pourra reprendre la distribution d'un dividende pour l'exercice en cours.

Le bilan de l’exercice 2020/2021 démontre que Greenyard est bel et bien sorti de l’ornière dans laquelle il s’était embourbé pendant deux, trois années.

Quelques chiffres suffisent à s’en convaincre : les ventes du spécialiste des fruits et légumes frais et surgelés affichent une hausse de 8,7%, l’Ebitda ajusté (post-IFRS 16, norme comptable reprenant les coûts des leasings) grimpe de 18% à 156,9 millions d’euros. Le résultat final passe d’une perte de 68 millions à un bénéfice de 1,2 million d’euros.

Bond de 70% en bourse

Quant à la dette, elle continue à s’alléger avec un ratio de 2,9 contre 4,4 un an plus tôt. Cerise sur le gâteau, la prévision pour l’exercice en cours a été légèrement majorée.

En bourse aussi, Greenyard a retrouvé la pêche avec un gain de près de 70% depuis le début de l’année.

"Les chiffres de l'exercice 20/21 ont confirmé l'accélération de la dynamique, avec des ventes et une marge qui s'améliorent et un endettement maîtrisé."
Alan Vandenberghe
Analyste chez KBC Securities

"Les chiffres de l'exercice 20/21 ont confirmé l'accélération de la dynamique avec des ventes et une marge qui s'améliorent et un endettement maîtrisé" résume Alan Vandenberghe de KBC Securities . Ce dernier note aussi que la vente d’actifs non-stratégiques va aider le groupe à améliorer son endettement encore plus vite, sans nuire à la rentabilité.

Le groupe a en effet annoncé lundi la cession de son activité néerlandaise Greenyard Prepared pour 17 millions d’euros. L’analyste a donc relevé son objectif de cours à 11,5 euros contre 9,6 euros avant. Le conseil reste à "acheter".

Les fondamentaux

Décision identique chez Degroof PetercamFernand de Boer ("acheter") est passé de 10 euros à 13 euros, estimant qu’une valorisation en ligne avec les concurrents est justifiée.

Si Greenyard a relevé sa prévision d’Ebitda ajusté, elle reste toutefois inférieure au consensus des analystes.
Kepler Cheuvreux

Pour lui, il est temps que l’on se concentre à nouveau sur les fondamentaux de la société, à savoir un groupe qui génère beaucoup de liquidités -et qui sera capable de reprendre la distribution d’un dividende pour l’exercice en cours- tout en opérant au cœur de la tendance "santé" avec des légumes et des fruits frais. À cela s’ajoute, une plus grande stabilité financière grâce à des partenariats et à une position renforcée au niveau de ses finances.

Chez Kepler Cheuvreux, par contre, on reste sur ses positions ("acheter"; 10,3 euros). Le broker signale que si Greenyard a en effet relevé sa prévision d’Ebitda ajusté (pré-IFRS 16) à 120 millions d’euros, elle reste inférieure au consensus des analystes (137 millions d’euros).

En bref

  • Les résultats annuels de Greenyard témoignent de son redressement avec un bénéfice net de 1,2 million d’euros contre une perte de 68 millions il y a un an.
  • Si le groupe ne versera pas de dividende cette année, il a également réduit sa dette et revu en légère hausse ses prévisions.
  • Les analystes de KBC Securities et de Degroof Petercam ont relevé leurs objectifs de cours sur l’action à respectivement 11,5 et 13 euros.

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