Greenyard renonce à son augmentation de capital

Greenyard privilégie l'alternative de "stand alone" notamment parce que qu'elle "évite la dilution pour les actionnaires existants".

Greenyard, qui fait état d’une augmentation significative de ses résultats opérationnels au 1er semestre, renonce à son augmentation de capital et à la vente de sa division "Prepared".

Greenyard , qui a mis en place un plan de transformation comprenant la suppression de 422 emplois (quelque 334 personnes ont déjà quitté le groupe ces derniers mois) pour mieux affronter une concurrence intense, a décidé de renoncer à son augmentation de capital et à la vente de ses activités "Prepared".

Cette décision est la conséquence d’une reprise plus rapide et plus forte que prévu au premier semestre se traduisant par une croissance significative du résultat opérationnel.

Amélioration de la marge

Grâce à une focalisation claire sur l’amélioration de la marge et de la trésorerie, les résultats financiers de Greenyard montrent des signes encourageants de reprise, souligne le groupe dans un communiqué. Cette reprise résulte de l’optimisation du portefeuille de vente, fortement influencé par l’exécution stricte du plan de transformation.  

À l’issue du premier semestre, les ventes de Greenyard ne baissent que de 0,5% à 1,97 milliard d’euros. Les marges s’améliorent, par contre, avec un Ebitda ajusté de 47,6 millions d’euros, contre 41,2 millions (+16%) pour la même période de l’an dernier. Le chiffre est doublé par rapport à celui du second semestre de l’exercice précédent.

Désinvestissements

Greenyard a bataillé dur. Nous avons pu nouer de nouveaux partenariats avec nos clients, consolidant ainsi leur confiance. Nous avons aussi ouvert la voie pour changer la manière traditionnelle de travailler dans notre secteur.
Hein Deprez
Co-CEO de Greenyard

En plus de ce qui précède, le spécialiste des fruits et légumes s’attend à tirer entre 50 et 75 millions d’euros de désinvestissements d’actifs non-stratégiques dans différents segments. Dans le même temps, il a déjà procédé à trois désinvestissements.

Dans ce contexte de reprise plus importante que prévu, l'alternative de "stand alone" – sans augmentation de capital et sans vente des activités belges "Prepared" – est l'option privilégiée par Greenyard , "car elle évite la dilution pour les actionnaires existants et permet de préserver et d’utiliser la totalité de la génération de trésorerie positive de son portefeuille d'activités pour la poursuite du désendettement du groupe".

Prévisions

Pour l’ensemble de l’exercice 2019/2020, Greenyard table sur un Ebitda ajusté compris entre 88 et 93 millions d’euros.

Grâce à la reprise de l’Ebitda et des désinvestissements, Greenyard réduit graduellement son endettement d’un ratio actuel de 7,2 à un ratio autour de 4 à la fin de la période de suspension ("waiver") fixée à décembre 2021 avec les banques et entre 3 et 4 l’année d’après. Fin septembre, la dette financière nette atteignait 503 millions d'euros, en hausse de 47 millions par rapport à mars 2019.

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