Greenyard travaille à la croissance de son chiffre d'affaires

©Wouter Van Vooren

Le spécialiste des fruits et légumes, Greenyard, annonce la conclusion d'un contrat de partenariat avec Delhaize Belgique. Avec ceux signés auparavant avec Tesco et Carrefour Belgique, Greenyard veut doper son chiffre d'affaires.

Signatures de contrats de partenariats tous azimuts ces derniers mois pour Greenyard : Au Royaume-Uni avec Tesco, en Belgique avec Carrefour et désormais aussi avec Delhaize.

Englué dans les difficultés, avec notamment le cas de listeria (qui avait provoqué l'été dernier la fermeture de son usine hongroise) ou la forte concurrence qui sévit dans le secteur de la distribution des fruits et légumes, le groupe est en effet en pleine transformation. Mi-avril, les banques lui apportaient leur soutien dans la mise en oeuvre de ce plan, lui donnant toutefois un délai de 15 mois pour réaliser les retombées.

Greenyard s'attelle donc à renforcer ses relations avec ses clients. Objectif: faire croître le chiffre d'affaires.

©Greenyard

Aujourd'hui, Bakker Belgium, filiale de Greenyard, conclut un accord avec Delhaize Belgique pour l'approvisionnement des fruits et légumes dans les sites du distributeur. Dans un communiqué, Greenyard rappelle que les relations entre Ahold Delhaize et Greenyard ne sont pas récentes. "Avec ce contrat, les quantités de fruits et légumes livrés à Delhaize vont considérablement augmenter. Cette croissance des volumes aura un effet positif sur la hausse de notre chiffre d'affaires", explique Adrie Bakker, general manager de Bakker Belgium.
Pour mieux répondre encore aux besoins de Delhaize, Greenyard va construire un centre de distribution à Boom. 

En mars dernier, Greenyard relatait la signature d'un contrat pour la livraison de fruits et légumes avec Carrefour Belgique.  Au Royaume-Uni, c'est dans le domaine du surgelé que Greenyard a renforcé ses relations avec le grand distributeur local, Tesco. "Ce partenariat permettra à Tesco d'offrir à ses clients un portefeuille de 25 fruits surgelé de qualité supérieure."

Efforts suffisants?

Pour chacun de ces contrats, Greenyard met en avant un partenariat vertical intégré. Point essentiel de son plan de transformation, ce concept permet de contrôler au mieux la situation de terrain. "Ce modèle rendra Greenyard plus fort et plus efficace. L'organisation sera ainsi en mesure de mieux protéger les marges et la position de Greenyard sur le marché." À plus long terme, le modèle de partenariats doit, selon le groupe, aussi veiller à une entreprise plus durable, moins consommatrice de déchets et proposant des produits de meilleure qualité.

350 millions d'euros
endettement
Greenyard affiche actuellement une dette de 350 millions d'euros, soit l'équivalent de 6 fois l'Ebitda.

Reste une question: Cette politique permettra-t-elle à Greenyard de redresser la barre?  L'entreprise a en effet avancé son intention de réduire dans les trois ans son endettement en dessous de trois fois l'Ebitda. Elle affiche pour l'heure une dette de 350 millions d'euros, soit équivalent de 6 fois l'Ebitda. Grenyard vise aussi une amélioration de son résultat opérationnel récurrent à 100 millions d'euros pour l'exercice 2020/2021.

Le spectre d'une augmentation de capital continue toutefois de planer. Début janvier, Bloomberg chiffrait les besoins du groupe pour renforcer son bilan entre 80 et 140 millions d'euros. D'autres évoquaient une fourchette comprise entre 70 et 120 millions d'euros.

Enfin, rappelons aussi, dans le cadre de ce plan de transformation, la suppression de 422 emplois à l'échelle du groupe. 

Le groupe présentera la semaine prochaine ses résultats annuels 2018-2019. 

Lire également

Publicité
Publicité

Messages sponsorisés