Hein Deprez va partager la direction de Greenyard

Hein Deprez (photo), le CEO de Greenyard, partagera son poste de directeur avec Marc Zwaaneveld. ©Wim Kempenaers

Le manager de crise Marc Zwaaneveld devient le co-CEO du champion belge des fruits et légumes. Hein Deprez, l'actuel CEO et actionnaire principal de Greenyard, ne reste donc plus le seul chef à bord.

Nouveau rebondissement chez Greenyard après une année marquée par une grande sécheresse, la contamination à la listéria dans son usine hongroise, une rentabilité aux abois et, fin janvier, l'annonce d'un "profit warning" et d'un plan de transformation. 

Marc Zwaaneveld avait dirigé auparavant la société de traitement des déchets Van Gansewinkel, vendue après une restructuration importante. ©Dries Luyten

Pour faire face à la tempête, le comité de direction du distributeur de fruits et de légumes vient de nommer Marc Zwaaneveld comme co-CEO de la société. L'homme est connu pour être un manager de crise efficace. Il était arrivé fin janvier chez Greenyard pour donner un coup d'accélérateur au plan de transformation en cours au sein du groupe coté. Ce plan, qui passe également par d'importantes économies, veut faire de Greenyard un partenaire intégré verticalement pour ses clients de la grande distribution. La nomination au sommet de la hiérarchie exécutive de Marc Zwaaneveld va à présent lui donner les pleins pouvoirs pour mener à bien la mutation d'une société qui a vu sa capitalisation boursière dégringoler en un an de 950 millions à actuellement un peu plus de 150 millions d'euros.  

L'actuel CEO et actionnaire majoritaire de Greenyard, Hein Deprez, reste également aux commandes. Il se focalisera sur les activités commerciales du producteur de fruits et légumes frais et surgelés, indique-t-on chez Greenyard. Le groupe est confronté ces derniers mois à une forte pression sur ses prix. Les ténors de la grande distribution en Europe exigent que Greenyard baisse ses tarifs, comme cela a été le cas pour Delhaize et Carrefour. En Allemagne, Rewe a d'ailleurs décidé de ne plus se fournir chez Greenyard pour privilégier un lien plus direct avec de plus petits producteurs. 

Sur le plan financier, les analystes estiment que l'entreprise a besoin de lever entre 70 et 120 millions d'euros à travers une augmentation de capital pour rester à flot. En attendant, les changements de recommandation se sont multipliés ces dernières semaines, faisant retomber l'action Greenyard à un nouveau plus bas depuis son entrée en Bourse en 1999.  

Lire également

Publicité
Publicité

Echo Connect