L'action Spadel a connu "un effet catapulte"

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L’action Spadel aurait dû disparaître de la cote bruxelloise. Elle y est toujours présente et a même fortement progressé.

"Une belle endormie qui s’est réveillée". C’est ainsi que Marc du Bois présente aujourd’hui la firme Spadel dont il est le CEO. Elle s’est tellement bien réveillée qu’elle a méritoirement décroché lundi dernier le prix de l’Entreprise de l’année 2017, un prix décerné par EY en collaboration avec L’Echo et BNP Paribas Fortis. Et en Bourse, l’action a particulièrement pétillé, puisqu’elle gagne plus de 60% depuis le début de l’année.

95 euros
En 2015, la famille du Bois qui détenait près de 91% du groupe Spadel a donc lancé une offre sur le solde des actions en circulation au prix de 95 euros par action.

Pourtant, l’ambition de Marc du Bois était de rayer Spadel de la cote bruxelloise. Une décision que nous avions regrettée, indiquant que c’était là un nouveau fleuron qui disparaissait de la Bourse belge, en même temps d’ailleurs que Pairi Daiza. Explications des deux sociétés concernées: la Bourse est trop focalisée sur le court terme. Ce qui n’est pas compatible avec des investissements de long terme (sic).

En 2015, la famille du Bois qui détenait près de 91% du groupe Spadel a donc lancé une offre sur le solde des actions en circulation au prix de 95 euros par action. Finalement, les offrants n’ont réussi à s’emparer que de 93% des titres, un niveau insuffisant pour lancer une procédure de radiation automatique de la cote (soit 95%).

"Je n’ai roulé personne, mais Spadel a fort changé en deux ans."
Marc du Bois

C’est que Marc du Bois a dû composer avec des minoritaires plutôt remontés, emmenés en l’espèce par Deminor, dont les spécialistes évaluaient à l’époque le titre Spadel entre 113 et 121 euros. Ces "résistants" se frottent aujourd’hui les mains puisque le cours se situe à… 180 euros. Mais avec des échanges en Bourse forcément très limités.

Marc du Bois s’est justifié sur le déroulement des choses. "Je n’ai roulé personne, mais Spadel a fort changé en deux ans (notamment avec l’acquisition de la société bulgare Devin). Et nous avons eu deux canicules, une en septembre 2016, et une en mai et juin derniers. Dans un secteur comme le nôtre, cela crée un effet catapulte."

La Bourse aime les effets "catapulte"…

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