La boulangerie Thirion cherche à éviter la faillite

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L'ex-entreprise familiale de Ressaix (Binche) ne déposera finalement pas (encore) un aveu de faillite au tribunal de l'Entreprise de Charleroi. L'administratrice provisoire va introduire une citation en faillite devant le tribunal. Ce sera à lui de se prononcer.

Va-t-on vers la fin d'une histoire de plus de 90 ans? Le boulanger, pâtissier et glacier Thirion, véritable institution à Ressaix, dans l'entité de Binche, est au bord de la faillite. 

Cette ancienne entreprise familiale fondée en 1927, reprise il y a deux ans par deux entrepreneurs associés du Brabant wallon, emploie une centaine de travailleurs et fournit 18 boulangeries dans la région du Centre, en Brabant wallon et à Mons. Celles-ci ne sont plus approvisionnées depuis la mi-mai.

La CSC avait annoncé jeudi matin le dépôt imminent d'un aveu de faillite devant le tribunal de l'Entreprise de Charleroi. Il n'en sera rien, dans l'immédiat tout au moins. L'administratrice provisoire, Isabelle Bronkaert, a en effet précisé qu'elle allait introduire une citation en faillite devant le tribunal qui devra statuer sur le dossier. La direction de la boulangerie Thirion tente en effet de trouver une solution pour éviter la faillite.

Mauvaise situation financière

La situation financière du groupe Thirion est plus que chancelante. La boulangerie accuse en effet une dette de 1,4 million d'euros. Faute de liquidités suffisantes, il a été décidé de renoncer à l'introduction d'une procédure de réorganisation judiciaire (PRJ).

Mais l'administratrice provisoire a confié au tribunal le soin de statuer sur le sort de l'entreprise. "J'ai uniquement le pouvoir d'introduire une citation en faillite. Il existe des tentatives de la direction de mettre sur pied un plan de redressement en interne avec des partenaires extérieurs. Le tribunal devra donc statuer, vers la mi-juin, sur le dossier et examinera la validité et la viabilité à court terme d'un plan de redressement qui pourrait être déposé, ce qui postposerait éventuellement la faillite", a-t-elle précisé à l'agence Belga.

Inquiets de l'avenir de leur entreprise, les travailleurs s'étaient mis en grève mardi de la semaine dernière pour réclamer des précisions du propriétaire, le holding SnG, sur un éventuel plan de relance. Ils n'ont rien obtenu jusqu'ici et continuent donc de se croiser les bras.

Candidats repreneurs

Selon le syndicat chrétien, des candidats repreneurs, dont l'identité n'a pas été divulguée, auraient exprimé des marques d'intérêt. Parmi eux figure Philippe Thirion, l'ancien propriétaire de la société, sorti du bois mardi dans les colonnes de La Nouvelle Gazette. "L’entreprise, son savoir-faire, son personnel et sa réputation méritent qu’on s’y intéresse", a-t-il dit.

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