La chaîne de restauration Bon se donne les moyens de grandir

©Frédéric Pauwels / HUMA

Bon, la chaîne bruxelloise de restauration rapide de qualité, vient de lever 1,5 million d’euros. De quoi financer l’installation d’une nouvelle cuisine centrale et l’ouverture, dans les cinq ans, d’une quinzaine de nouveaux magasins.

D'ici cinq ans, la chaîne de restauration rapide de qualité Bon aura changé d'envergure. L'enseigne créée il y a quatre ans, qui cible principalement une clientèle pressée mais soucieuse de se nourrir sainement, vient de lever 1,5 million d'euros de capitaux supplémentaires auprès d'un family office.

Cet apport d'argent frais, qui sera complété par des crédits bancaires, doit notamment permettre à la chaîne bruxelloise de porter son parc de magasins - un terme préféré à celui de restaurant parce que la majorité des revenus vient des achats à emporter - de 7 actuellement à plus de 20 en 2024.

"Il n'y a à ce stade pas encore de projets concrets, mais nous visons en tout cas Bruxelles et d'autres villes belges, en fonction des opportunités qui se présenteront", indique Frédéric Duqué, cofondateur et administrateur délégué de Bon. Aucun projet d'extension hors frontières n'est à l'ordre du jour actuellement.

La chaîne bruxelloise est parvenue à développer son propre positionnement sur un marché de la restauration rapide et du take-away pour le moins encombré. "Nous avons délibérément choisi de ne pas nous positionner sur le créneau du bio, même si nous en proposons, mais de miser sur la simplicité et le côté réconfortant du 'fait maison'", explique Frédéric Duqué.

Bon privilégie donc le prêt-à-manger - salades, sandwiches, plats préparés, desserts -, en s'appuyant aussi sur une offre substantielle de jus de fruits frais, qui génèrent environ 30% des revenus. Ses fournisseurs sont à 80% bruxellois.

Près de 4 millions d'euros de revenus

Visiblement, la mayonnaise prend. Les sept magasins, tous implantés dans des quartiers à forte concentration de bureaux (Cantersteen, Schuman, rue du Bailly…), devraient permettre d'engranger cette année entre 3,5 et 4 millions d'euros de revenus. Sachant que le chifre d'affaires d'un magasin oscille entre 500.000 et un million d'euros, la quinzaine de nouveaux points de vente qui seront ouverts d'ici 2024 laisse miroiter un chiffre d'affaires d'une quinzaine de millions.

Après les deux ouvertures de cette année (avenue Louise et rue du Progrès), Bon prévoit d'ouvrir deux ou trois magasins supplémentaires l'an prochain. Leur implantation exacte doit toutefois encore être déterminée.

 

Mais le gros projet de 2020, c'est l'investissement dans une nouvelle cuisine centrale. L’atelier actuel, installé chaussée de Waterloo à Ixelles, ne sera plus adapté à la nouvelle dimension de l’entreprise.

"Pour des raisons logistiques, il était temps de penser à disposer d'un outil plus conforme à nos projets d'expansion", dit le CEO de Bon. Le nouveau site n'est pas encore définitivement choisi, mais les négociations sont sur le point d'aboutir.

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