La famille Stassen crée la société Kidibul

Philippe Stassen ©© Dominic Verhulst

Les anciens actionnaires familiaux de la cidrerie recréent une activité qui inclut la production de boissons. Partenariat avec Heineken en vue...

Une opération d’envergure se prépare chez Stassen, la cidrerie belge rachetée voici deux ans par le brasseur néerlandais Heineken. Philippe Stassen, l’ancien propriétaire de la cidrerie, dont il est toujours administrateur délégué, et deux de ses proches viennent de créer trois sociétés, avons-nous appris à bonne source: Néobulles, Kidibul et Vintense. Elles sont toutes trois basées à Liège et détenues à 100% par les Stassen.

Une des trois, Neobulles, a notamment pour objet social la production, la distribution et la vente de boissons, alcoolisées ou non. Les deux autres sociétés commerciales ont entre autres pour activités l’exploitation de licences, brevets et marques.

Contacté, un porte-parole de la cidrerie s’est refusé à tout commentaire, se limitant à confirmer la création des entreprises.

A en juger par les noms des nouvelles sociétés et leur objet social, on est enclin à supposer que la famille Stassen va reprendre une partie des activités vendues à Heineken en juin 2012. Le nom Kidibul réfère à la gamme de jus de fruits à base de pomme développée par Stassen SA, tandis que le nom Vintense renvoie à la gamme de vins sans alcool développée par la cidrerie d’Aubel. Cela impliquerait qu’Heineken ait conclu, ou soit sur le point de conclure, un accord de partenariat ou de cession pure avec Philippe Stassen et ses proches.

En 2012, Heineken avait expliqué qu’il rachetait Stassen SA à la fois pour accroître sa capacités de production de cidre en Europe continentale et pour valoriser son riche potentiel en recherche et développement dans ce même créneau. Dans le discours du troisième brasseur mondial, il n’y avait nulle place pour les activités "annexes" de la cidrerie belge telles que les vins sans alcool Vintense et les jus de fruits Kidibul.

L’hypothèse d’un partenariat avec un groupe externe pour développer ces produits semble dès lors tenir la route. Reste la question du niveau de capital des trois nouvelles entreprises, qui n’est pas fort élevé: 65.000, 100.000 et 200.000 euros pour Vintense, Kidibul et Neobulles, respectivement. Bien que le prix n’ait jamais été dévoilé, on estime que Heineken a payé 20 millions d’euros lors du rachat de la cidrerie tout entière en 2012.

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