La guerre des gaufres se joue à l'ombre du Manneken Pis

Deux vendeurs de gaufres se font la guerre en plein centre de Bruxelles.

Deux marchands de gaufres situés l'un en face de l'autre à quelques mètres de Manneken Pis se livrent une guerre sans merci. L'absence d'attestation de l'un des vendeurs est au cœur des débats.

Après la guerre des Gaules, la guerre des gaufres? Oui, à en croire l’audience tenue mercredi matin devant la juge des cessations du tribunal de l’entreprise francophone de Bruxelles.

Les deux protagonistes? Le Funambule et OG qui, l’un en face de l’autre, vendent des gaufres à quelques dizaines de mètres du Manneken Pis. Le souci? Le Funambule vient de se tourner vers la justice pour qu’il soit ordonné à OG de ne plus vendre de gaufres sous peine d’une astreinte de 1.500 euros par jour.

Pas de permis pour vendre des gaufres

A l’appui de sa demande, le Funambule a expliqué que son voisin d’en face ne bénéficiait d’un permis que pour vendre des frites alors qu’il ne vend que des gaufres. Ensuite, le Funambule, défendu par Vincent Letellier, a fait savoir que le voisin d’en face exploitait son point de vente en violation du règlement de la ville de Bruxelles qui oblige les établissements horeca à se doter d’une attestation. 

"Les deux moyens que j'invoque impliquent la cessation d'une activité exploitée de façon illégale."
Vincent Letellier
Avocat du Funambule

Parmi les établissements soumis à cette obligation, le règlement reprend la catégorie des snacks, avec ou sans possibilité de consommation sur place. Et parmi les exemples repris dans l’article 1 de ce règlement, on retrouve les pittas, les dürüms, les hot dogs, les sandwiches, les glaces et… les gaufres!

"Les deux moyens que j'invoque impliquent la cessation d'une activité exploitée de façon illégale", a plaidé Vincent Letellier au nom de son client.

De l’autre côté de la barre, Françoise Moreau, plaidant au nom d'OG, a tenté de démontrer que l’établissement de son client ne rentrait pas dans la catégorie des établissements devant présenter une attestation ad hoc! En réalité, OG a reçu un permis temporaire de la Ville de Bruxelles afin de vendre des frites. Lors de la plaidoirie, l’avocate d’OG a expliqué que son client attendait la visite d’un entrepreneur afin de lancer les travaux pour se consacrer à la vente de frites.

Mais, sortant l’artillerie lourde à son tour, l’avocate d'OG a demandé à la juge d’ordonner à son voisin d’en face de retirer une statue censée attirer les clients et de placer une poubelle devant son point de vente. En fin d’audience, avant de prendre l’affaire en délibéré, la juge a invité les parties à se tourner vers la médiation. 

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