La maison mère de Brasserie Haacht heureuse d'être cotée

©Foto Primus

Une fois n’est pas coutume: le troisième brasseur de pils belge clame sa satisfaction d’être en Bourse et a l’intention d’y rester.

Contrairement à son concurrent Duvel Moortgat et à quelques autres pensionnaires d’Euronext Bruxelles, la société Co.Br.Ha, maison mère de la Brasserie Haacht, n’a pas l’intention de quitter la Bourse. Il n’entre donc "pas du tout dans les intentions de la société et de ses actionnaires majoritaires de procéder à une offre publique sur les actions encore dans le public, aussi longtemps que l’essentiel de la réglementation du marché Alternext reste ce qu’elle est actuellement", écrit-elle dans un communiqué diffusé vendredi soir.

Co.Br.Ha est détenue à quelque 85% par les actionnaires majoritaires familiaux et est cotée depuis... 1903! "Nous sommes en Bourse depuis plus de cent ans. Nous avons 85% de la société, pourquoi irions-nous ramasser les 15 autres pour-cent? explique le CEO Frédéric van der Kelen. Nous n’avons pas de raison de spéculer sur ces 15%. Nous nous trouvons bien Bourse dans le cadre de la législation actuelle."

La société fait aussi observer qu’elle a payé un dividende à ses actionnaires sans discontinuité depuis qu’elle est cotée.

Et ce devrait toujours être le cas en 2012, même si le marché de la bière reste difficile. Au premier semestre, Brasserie Haacht a conclu la période sans dégager de profit (perte de 90.000 euros), mais le second semestre a démarré sous de meilleurs auspices avec une fin d’été favorable et des volumes de ventes en progrès dans l’Horeca. Sa part de marché s’affiche d’ailleurs en petite hausse. "Cette évolution influence favorablement les résultats opérationnels de la brasserie", écrit encore la société, même si "la concurrence acharnée entre les trois brasseurs nationaux de pils continue à affecter sérieusement les marges Horeca".

Sans vouloir se risquer à formuler des prévisions précises, Co.Br.Ha table dès lors sur des résultats (non consolidés) vraisemblablement en légère hausse en 2012. De quoi au moins maintenir le dividende.

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