Le boudin blanc de Liège servi à la Commission européenne

Le Service public de Wallonie a introduit, le 20 janvier dernier auprès de la Commission européenne, une demande visant l'obtention du label IGP pour le boudin de Liège. ©Photo News

Cela faisait deux ans que les charcutiers liégeois l'attendaient: la demande d'enregistrement du boudin blanc de Liège comme IGP a été transmise à l'Europe.

Bonne nouvelle pour les charcutiers de la province de Liège: le dossier visant l'obtention du label Indication géographique protégée (IGP) pour le boudin blanc de Liège vient d'être envoyé à l'Europe par la Région wallonne. C'est une étape importante de franchie dans son cursus.

Les artisans bouchers et charcutiers artisanaux liégeois y tiennent car leur boudin blanc cohabite, sur les étals des magasins, avec d'autres boudins, dits blancs et dits liégeois, qui sont produits industriellement...

Le label européen IGP permet de protéger des produits alimentaires de terroir: il garantit que ceux visés sont produits, transformés ou préparés dans une zone géographique délimitée, et que leur qualité est attribuable à cette région. Il est moins contraignant que le label Appellation d'origine protégée (AOP), qui va jusqu'à vérifier que la production est effectuée dans la zone, mais il offre néanmoins un niveau de protection appréciable.

Les artisans bouchers et charcutiers artisanaux liégeois y tiennent car actuellement, leur boudin blanc cohabite, sur les étals des magasins, avec d'autres boudins, dits blancs et dits liégeois, qui sont produits industriellement, et souvent avec des boyaux... importés de Chine.

Demande envoyée le 20 janvier

Concrètement, la Direction Qualité et Bien-être animal (DQBEA) du Service public de Wallonie a lancé la consultation à l'échelon national du dossier déposé par l'Association des producteurs du boudin blanc de Liège, qui s'est terminée sans aucune déclaration d'opposition recevable.

La fabrication du boudin blanc de Liège répond déjà à un cahier des charges bien étayé, mais il lui manque la reconnaissance par l'Europe pour s'imposer à tous.

Après cela, le groupe d'experts chargé d'examiner la demande a remis, fin décembre 2020, un avis favorable à la DQBEA. Le Service public de Wallonie a donc pu introduire valablement, le 20 janvier dernier, une demande d'enregistrement européen auprès de la Commission européenne. Le dossier est à présent dans son camp.

Cahier des charges précis

La fabrication du boudin blanc de Liège répond déjà à un cahier des charges bien étayé, mais il lui manque la reconnaissance par l'Europe pour s'imposer à tous. On y précise que le boudin doit être composé de viande de porc de première qualité, avec deux tiers maigre et un tiers de gras de joue, que sa préparation inclut du lait entier, de la crème fraîche, des échalotes, de la mie de pain, du persil, différentes épices... Et qu'il faut y ajouter de la marjolaine de Vottem; c'est (outre la qualité du boyau) l'ingrédient susceptible de faire la différence avec le tout venant du boudin blanc.

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