Le modèle économique de Greenyard mis en doute

©Wouter Van Vooren

Le producteur de légumes surgelés encaisse les coups durs depuis plusieurs mois. Ce qui l’oblige à revoir ses ambitions annuelles à la baisse. Et accroît la méfiance des investisseurs.

Les nuages s’accumulent au-dessus de la société Greenyard  . Au premier trimestre de son exercice décalé (avril-juin), ses ventes ont reculé de 1,5% en glissement annuel pour atteindre environ 1,1 milliard d’euros. Seule sa division horticulture a fait état d’une croissance de ses revenus.

-25%
du Rebitda sous-jacent
Greenyard a dû revoir ses prévisions annuelles. Il table à présent sur une baisse de 25% de son Rebitda sous-jacent, au lieu d’une hausse de 10% comme indiqué le 2 mai.

Et la situation ne s’est pas améliorée durant l’été. Contamination à la listeria dans son usine hongroise, canicule, concurrence accrue, le groupe a dû faire face à de nombreuses difficultés impactant sa profitabilité et le poussant à revoir ses prévisions annuelles. Il table à présent sur une baisse de 25% de son Rebitda sous-jacent, au lieu d’une hausse de 10% comme indiqué le 2 mai.

Un avertissement sur résultats très mal passé auprès des investisseurs et analystes. "Nous ne sommes pas tout à fait surpris que Greenyard rate sa guidance, mais nous sommes surpris par l’ampleur de l’échec, qui met également en question l’avenir du modèle économique", a commenté Degroof Petercam. Chez KBC Securities, même si on relève deux points positifs (impact du listeria peut-être "contenu" et focus sur la réduction de la dette nette), la note passe à "conserver" contre "acheter" auparavant.

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