"Le profil de Greenyard n’est pas assez dé-risqué"

Le spécialiste des fruits et légumes Greenyard a relevé ses estimations d'ebitda pour son exercice décalé. ©Wouter Van Vooren

Malgré des prévisions revues à la hausse, KBC Securities reste prudent vis-à-vis de Greenyard. Degroof Petercam, par contre, est passé à l’achat. Le titre a gagné plus de 8%.

La situation continue de s’améliorer chez Greenyard qui prend de l’assurance après avoir traversé une crise de grande ampleur en 2018-2019.

Le spécialiste des fruits et légumes signale qu’il vient d’enregistrer trois trimestres consécutifs marqués par une croissance des ventes. La rentabilité est également au rendez-vous avec un accroissement de la marge de l’ebitda ajusté par rapport à la même période de l’an dernier. Une amélioration due largement à la division "frais" avec une progression de plus de 25% de cette marge, explique le groupe de Wavre-Sainte-Catherine.

La croissance organique et la réduction de la dette restent nos principaux objectifs et formeront la base pour un nouveau financement à long terme.
Greenyard

Guidance relevée

Du coup, Greenyard estime que son ebitda ajusté pour son premier semestre devrait atteindre 55 millions d’euros environ, contre 47,6 millions l’an dernier. Dans la foulée, les perspectives de l’ebitda pour l’exercice en cours ont été relevées. La fourchette initiale, comprise entre 100 millions et 105 millions d'euros, passe à 106 millions-110 millions d’euros. Une annonce qui a permis à l’action de grimper de plus de 8% dans un marché déprimé.

"La croissance organique et la réduction de la dette restent nos principaux objectifs et formeront la base pour un nouveau financement à long terme", ajoute Greenyard sans en dire davantage sur ce financement.

On se souvient qu’il fut un temps où une importante augmentation de capital était envisagée pour maintenir la société à flots, tout comme la cession de la division "prepared" sans que cela ne se concrétise.

Conseil d'achat

Alan Vandenberghe et Guy Sips, de KBC Securities ("conserver "; 5,4 euros), saluent, bien entendu, ce retour à la croissance rentable et le relèvement des prévisions. Ils soulignent cependant que la décision stratégique d’opter pour une position de "stand alone" va laisser le groupe lourdement endetté pour les deux prochaines années au moins.

7,2
euros
Degroof Petercam a relevé son objectif de cours à 7,2 euros. Il est assorti d'un conseil d'achat.

Rappelons que, fin mars, la dette du maraîcher s’élevait à 426 millions d’euros et qu’elle représentait 4,4 fois l’ebitda. "Le profil de la société n’est pas suffisamment dé-risqué jugent les analystes et elle dispose d’une marge de manœuvre limitée."

Fernand de Boer, de Degroof Petercam, se montre plus confiant grâce à la nette amélioration constatée au niveau de la marge de la division "frais", la valorisation de la société étant très sensible à celle-ci.

Pour lui, l’action vaut 9,6 euros mais, compte tenu de la faible visibilité et de l’énorme programme de refinancement du groupe l’an prochain, il applique une décote de 25%. L’objectif de cours atteint donc 7,2 euros (+1,2 euro) et est assorti d’une recommandation d’achat, contre "conserver" avant.

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