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Le triplé gagnant des Boone et de Lotus Bakeries

Lotus affiche des ambitions mondiales pour le Biscoff, son spéculoos. ©Dries Luyten

En vendant un bloc de 8% du capital du groupe Lotus Bakeries, la famille Boone, son actionnaire majoritaire, a fait d'une pierre trois coups.

On sait désormais ce que la famille Boone avait derrière la tête à la mi-août lorsque, dans le communiqué présentant les résultats semestriels de Lotus Bakeries , cette dernière évoquait son intention d’accroître la vélocité de son action et d’attirer un actionnariat plus diversifié.

Lundi, après-bourse, le producteur des Biscoff (dénomination commerciale du spéculoos) a annoncé un placement privé portant sur actions existantes appartenant à l’actionnaire familial majoritaire.

Flottant de 50%

L’opération s’est soldée par la vente de 65.303 actions, soit environ 8% du capital total. Du coup, la participation des Boone logée dans une fondation, la STAK Lotus Bakeries, a été ramenée à 50% (mais 66% des droits de vote) et le flottant porté à la même hauteur. Mais la famille a bien rappelé son intention de conserver une participation majoritaire de contrôle au sein du groupe.

Les titres ont donc été cédés à des investisseurs institutionnels au prix de 5.000 euros, soit une décote de 11%, ce qui a rapporté un total de 327 millions d’euros. Mardi, dès les premiers échanges, le cours a chuté jusqu'à plus de 10% pour finalement terminer en baisse de 8,2% à la clôture, à 5.150 euros, une éventuelle aubaine pour les petits investisseurs exclus de l’opération.

Devenant un groupe de plus en plus international avec des ambitions mondiales pour Biscoff, Lotus souhaitait élargir le spectre géographique de son actionnariat.

Bel 20?

Avec ce deal, les Boone et Lotus ont fait d’une pierre trois coups.

La famille a profité de la forte hausse de l’action, qui a volé de record en record ces douze derniers mois, pour passer à la caisse, comme on dit, et faire gonfler sa galette. Et cela, sans que cela change quoi que ce soit au niveau du contrôle de la société qui est, de toute façon, verrouillé via une fondation. Pas de risque d’OPA intempestive.

Devenant un groupe de plus en plus international avec des ambitions mondiales pour Biscoff et des investissements stratégiques réalises aux États-Unis, Lotus souhaitait élargir le spectre géographique de son actionnariat. Voilà qui devrait être chose faite. Reste à surveiller les éventuelles déclarations de participation pour découvrir si un investisseur institutionnel a acquis une position significative sur la valeur.

Enfin, en accroissant la vélocité de son action (la vélocité est calculée en divisant le nombre d’actions échangées par le nombre d’actions cotées), Lotus augmente, en même temps, ses chances de rejoindre le Bel 20. Sa capitalisation boursière de 4,3 milliards d’euros et son flottant de 50% plaident déjà en sa faveur. Réponse en mars prochain.  

Signalons, pour finir, que c'est Berenberg qui a coordonné ce placement privé. Le broker avait entamé le suivi de la valeur en juillet dernier avec une recommandation d'achat et un objectif de cours de 5.400 euros. Après les résultats semestriels, ce dernier était passé à 6.000 euros.

En bref

  • La famille Boone a vendu 65.303 actions Lotus Bakeries via un placement privé pour 327 millions d’euros.
  • Sa participation majoritaire dans l’entreprise a été ramenée à 50%, tout comme la part des actions en circulation ("flottant").
  • L’opération répond à trois souhaits de la famille Boone, dont celui d’accroître les chances de voir Lotus rejoindre le Bel 20.

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