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Le whisky de Bob Dylan entre les portes du Paradis et celles de l'Enfer

©AFP

On ne prête qu’aux riches, a fortiori quand ceux-ci sont aussi chanteurs-compositeurs vedettes et prix Nobel de littérature...

C’est ce qu’a dû penser Bob Dylan il y a deux jours, quand il a appris que la distillerie Heaven Hill avait déposé une action pour contrefaçon de marque contre Heaven’s Door Spirits, la société qu’il a fondée quelques mois plus tôt avec deux créateurs de spiritueux.

La marque Heaven Door serait trop proche de Heaven’s Hill, selon le plaignant.

En avril 2018, Dylan et ses associés, Marc Bushala et Ryan Perry, ont lancé trois nouveaux whiskys sous la marque Heaven’s Door, un bourbon, un "rye" (whisky de seigle) et un blend terminé dans un fût de chêne spécial. Le nom de la marque fait évidemment référence à "Knockin’ on Heaven’s Door", la chanson du roi Bob. Les étiquettes reproduisent quelques-unes des oeuvres d’art de métal composées par Dylan dans son atelier de ferronnerie à Los Angeles. L’action en justice a été introduite devant un tribunal de district dans l’État du Kentucky, où Heaven Hill est établi. Le distillateur soutient que le nom de Heaven’s Door est trop proche du sien et que son logo reproduit des polices de caractère similaires à celles qu’il utilise. Il peut arguer d’une antériorité de 80 ans sur le marché du spiritueux et d’un volume de dépenses marketing de 7,5 millions de dollars sur les cinq dernières années. De son côté, le prix Nobel et ses associés se défendent en faisant valoir que leur nom renvoie à la chanson de Dylan et qu’ils l’ont déposé au Bureau américain des brevets et marques, qui l’a approuvé.

Peut-on réellement confondre les "portes du Paradis" avec une simple "colline", fût-elle du Ciel? Nous, on est d’avis qu’il faudrait avoir un sacré coup dans le nez (ou être mis knock… out) pour ne pas faire la différence.

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