Les 5 points de pression bénéfiques pour AB InBev

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Wim Hoste de KBC Securities a identifié cinq facteurs qui devraient permettre à AB InBev d'afficher une croissance à deux chiffres de son bénéfice par action au cours des quatre prochaines années.

Un gain de près de 10% en une semaine, des analystes financiers qui relèvent leur objectif de cours: il semble bien qu’AB InBev confirme son retour en grâce auprès des investisseurs amorcé au premier semestre.

Si, depuis le début de l’année, l’action a grimpé de 45% et se traite aujourd’hui autour de 83 euros, il ne faut toutefois pas oublier qu’entre 2015 et 2016 elle évoluait, la plupart du temps, dans une fourchette comprise entre 110 et 120 euros.

Entre-temps, les inquiétudes liées à la dette, la pression concurrentielle aux Etats-Unis et la volatilité des taux de change ont enfoncé le titre qui a connu un terrible passage à vide l’an dernier.

Le temps des "bourgeons"

Mais, à en croire Wim Hoste de KBC Securities, cette traversée du désert semble bien terminée. Dans une note détaillée consacrée au brasseur, il a identifié une série de " bourgeons" qui devraient entraîner une hausse annuelle moyenne des revenus de 5% et une croissance à deux chiffres du bénéfice par action, en moyenne annuelle également, au cours des quatre prochaines années.

En conclusion, il a confirmé sa recommandation à "acheter" et son objectif de cours à 105 euros. Le "target" moyen de l'ensemble des analystes qui suivent la valeur s'élève à 88,3 euros, selon Bloomberg.

Voici les "bourgeons" qui pourraient donc fleurir prochainement sans compter l’IPO des activés Asie-Pacifique dont le coup d’envoi a été donné cette semaine.

  • Aux Etats-Unis, le marché est proche d’une stabilisation et AB InBev pourrait bientôt renouer avec une croissance des ventes et de l’Ebitda dans ce pays. Rappelons que, l’an dernier, les Etats-Unis représentaient environ 25% des revenus et de l’Ebitda du groupe brassicole.

  • Au Mexique, où AB InBev a enregistré une progression annuelle de 9,5% de ses ventes et de 15% de son Ebitda depuis 2013, l’accord de distribution conclu avec OXXO devrait permettre de soutenir et d’accroître cette tendance. Principale chaîne de magasins au Mexique, OXXO était liée jusqu’à récemment à un accord d’exclusivité avec le concurrent Heineken .

  • La rentabilité au Brésil a été fortement malmenée ces dernières années sous l’influence combinée d’une mauvaise situation macro-économique et d’une inflation significative du prix des matières premières. Ce cercle vicieux devrait cesser à la fin de cette année.

  • La stratégie de premiumisation constitue toujours une "fantastique opportunité de croissance". Le segment premium croît cinq fois plus vite que les autres et est deux fois plus rentable. Les trois marques phares (Budweiser, Corona et Stella Artois) intervenaient à hauteur de 21% du chiffre d’affaires d’AB InBev en 2018.

  • Le désendettement n’est pas un problème. AB InBev ambitionne de ramener le ratio dette nette/Ebitda de 4,6 fin 2018 à un multiple inférieur à quatre à la fin de 2020. Wim Hoste estime que cette prévision est trop conservatrice et table plutôt sur un chiffre de 3,7 fin de l’année prochaine, chiffre qui pourrait même passer à 3,3 en cas de succès de l’introduction en Bourse en Asie.

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