Les cafetiers vont perdre 60 heures d'activité par mois

Le chiffre d'affaires moyen des cafetiers va retomber de 33 à 25% de la normale, selon FedCaf. ©BELGA

Le secteur ne comprend pas pourquoi il est plus visé que les restaurants... ou les magasins de vêtements.

FedCaf, la fédération des cafés de Belgique, est très remontée contre la nouvelle mesure fédérale frappant le secteur. "La fermeture des cafés à 23h partout dans le pays aura pour conséquence qu'on va perdre deux heures d'activité par jour, soit une soixantaine d'heures par mois", souligne Diane Delen, sa présidente. "Or les cafés ne tournaient déjà qu'à un tiers de leur capacité en raison des mesures de distanciation sociale. On ne faisait que 33% de notre chiffre d'affaires en moyenne. Cette nouvelle mesure va nous ramener à 25%!"

"On ne faisait que 33% de notre chiffre d'affaires en moyenne. Cette nouvelle mesure va nous ramener à 25%!"
Diane Delen
Présidente de FedCaf

FedCaf ne dissimule pas son incompréhension: pourquoi cette mesure ne touche-t-elle que les cafés, et pas les restaurants? Le risque serait-il différent à la table d'un café qu'à celle d'une maison de bouche? Pourquoi les autorités ne se montrent-elles pas plus sévères pour les magasins de vêtements, où peu de gens portent leur masque dans les cabines d'essayage, par exemple? Et pourquoi n'est-on pas plus sévère pour faire appliquer les mesures existantes dans les métros? "Où est la logique là dedans?" s'interroge la présidente de FedCaf.

"Les cafetiers sont des indépendants, poursuit Diane Delen. Pour couvrir leurs charges professionnelles, ils ont besoin de travailler à au moins 75% de leurs capacités. On en est loin et on s'en éloigne encore plus. C'est une catastrophe. Veut-on la disparition des cafés?"

"Ce n'est plus une crise pandémique, c'est une crise de gouvernement", conclut-elle, manifestement dépitée.

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