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Les franchisés, un alléchant marché (croissant) pour Copains.group

Cofondateur et CEO, Olivier de Cartier est récemment devenu actionnaire majoritaire du premier boulanger-pâtissier wallon aux côtés de son frère. ©Tim Dirven

Le premier boulanger-pâtissier wallon voit une aubaine à la mue de la grande distribution. Il planche désormais sur un troisième site de production, dans une vision de "multilocal".

Avec l’annonce, cette semaine, de la franchisation de 128 magasins par Delhaize, après celle de 51 magasins par Intermarché début janvier, c’est tout un modèle qui passe à la trappe dans la grande distribution.

"L’approche uniforme fonctionne de moins en moins", embraie Olivier de Cartier, CEO et cofondateur du premier boulanger-pâtissier wallon Copains.group, dont le pain est à retrouver dans les rayons des Delitraiteur, Match, Intermarché (ex-Mestdagh) ou encore Delhaize.

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"Multilocal"

Pour s’offrir une part de ce gâteau à la recette revisitée, celui qui emploie plus de 120 personnes croit dur comme fer au "multilocal", s'imposant ainsi un rayon d'action client-fournisseur de 70 kilomètres au maximum, pour des raisons d'impact environnemental, "mais aussi de bon sens".

La nouvelle levée de fonds doit permettre à la Copains.group de se rapprocher un peu plus de ses concurrents que sont le géant La Lorraine et son homologue plus modeste Crelem.

Dans la même veine, après avoir acquis un site de production près de Charleroi en 2021, venu compléter une présence à Jurbise, l’entreprise basée à Strépy-Bracquegnies étudie désormais également la construction d'un troisième atelier, à l'est de Namur.

Comme pour ses prédécesseurs, l’outil se devra de produire aussi bien du pain que de la pâtisserie et du bio. "Et ce, afin de nous permettre de fournir nos clients sur l'ensemble de leurs besoins, sans qu'ils n'aient à aller voir ailleurs", sourit l'entrepreneur âgé de 40 ans, qui travaille avec un froment 100% belge, contre seulement un pain sur dix au sein du plat pays.

Sur la troisième marche du podium

Pour financer le projet, une importante levée de fonds auprès d'acteurs du monde de l'impact est actuellement en préparation, au-delà d'un processus en cours de certification B Corp (du nom de ce label permettant de déterminer le caractère durable d'une entreprise). Nous n'en saurons pas plus. Par le passé, Copains.group a déjà pu compter sur le soutien des invests wallons (IMBC, Sambrinvest), de WE (ex-SRIW) et de la Sowalfin.

Ce nouveau jalon doit permettre à la société de se rapprocher un peu plus de ses concurrents que sont le géant La Lorraine (885 millions de chiffre d'affaires en 2021) et son homologue plus modeste Crelem (66 millions). Flamands, les deux industriels occupent à ce jour les premières places du podium en Wallonie, devant l'entreprise hennuyère.

Qu’à cela ne tienne, Copains.group ne manque pas d’appétit pour autant. Pour l'aider dans ses projets, elle a d'ailleurs récemment donné un grand coup de professionnalisation à son équipe de direction, avec l'arrivée de nouvelles recrues aux opérations, au marketing et aux ressources humaines.

66%
La famille de Cartier est dorénavant actionnaire majoritaire de Copains.group, à hauteur de 66%.

Parmi ces nouveaux venus, on peut notamment citer Jonathan de Cartier, le frère d'Olivier. Après avoir fait ses classes chez Lidl pendant cinq ans, puis développé l'activité américaine du spécialste belge de la ventilation et de la protection solaire Renson à la suite d'une première mission dans le cadre du Fonds Prince Albert, l'intéressé doit permettre à Copains.group "de sortir de l'ère de l'intuition", indique Olivier de Cartier, qui conserve toutefois la casquette de CEO.

Jonathan de Cartier fait aussi son entrée au capital à l'occasion de la sortie – pour se concentrer sur un tout autre champ d'activité – de Guillaume Eykens. Ce dernier était devenu actionnaire après la fusion, en 2017, avec le boulanger dilbeekois Le Cygne. L'opération amène donc la famille de Cartier a être dorénavant l'actionnaire majoritaire (66%) de Copains.group, le solde étant aux mains de l'associé d'alors de Guillaume Eykens dans Le Cygne, Frédéric Van Pol.

Le profil
  • L'aventure démarre en 2015 avec la reprise de Pain Beck, à Jurbise, affichant 700.000 euros de chiffre d'affaires au compteur, pour une dizaine d'employés.
  • Deux ans plus tard, l'activité du boulanger dilbeekois Le Cygne s'y rajoute, puis celle du carolo Pâtisserie Richard en 2021.
  • Aujourd'hui, Copains.group emploie plus de 120 personnes et enregistre un chiffre d'affaires supérieur à 12 millions d'euros.
  • L'entreprise basée à Strépy-Bracquegnies est le premier acteur wallon de la boulangerie-pâtisserie et le troisième si l'on considère également les flamands actifs sur ses terres.
  • La famille de Cartier en est récemment devenue l'actionnaire majoritaire.
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