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Les raisons de la chute d’AB InBev

AB InBev a enregistré une croissance à deux chiffres de ses volumes et de ses revenus au 2e trimestre. ©REUTERS

Malgré des chiffres trimestriels robustes, AB InBev a bu la tasse en bourse. Le titre a dévissé de 5,97% en clôture. Voici pourquoi.

Désagréable entrée en matière pour Michel Doukeris, le tout frais nouveau CEO d’AB InBev . Après la publication des résultats du 2e trimestre, un héritage de son prédécesseur, Carlos Brito, le titre du leader mondial de la bière a dévissé de 5,97 à 54,83 euros à la clôture de la Bourse de Bruxelles. Depuis le début de l’année, la valeur affiche désormais un bilan légèrement négatif (-3,79%).

Pourtant, à première vue, les chiffres dévoilés jeudi matin sont plutôt costauds. Les volumes ont bondi de 20,8% et le chiffre d’affaires de 27,6% soit des niveaux supérieurs aux attentes des analystes. Soulignons que la comparaison se fait avec une période marquée par les confinements. La croissance des revenus s’élève à 3,2% par rapport au 2e trimestre 2019.

Marges plus faibles

"La chute du cours de l'action est facile à expliquer: un chiffre d'affaires plus élevé, mais avec des marges plus faibles en raison du prix des matières premières."
Tom Simonts
Senior financial economist chez KBC

Mais c’est au niveau de la rentabilité que le bât a blessé avec un ebitda en hausse de 31% mais inférieur aux anticipations du marché. "En soi, la chute du cours de l'action est relativement facile à expliquer: un chiffre d'affaires plus élevé, légèrement supérieur aux attentes, mais avec des marges plus faibles en raison du prix des matières premières", commente Tom Simonts, senior financial economist chez KBC. Les difficultés à répercuter ces coûts plus élevés se sont traduites par un bénéfice moins important que prévu, ajoute-t-il.

Mais ce n’est pas tout. Une autre déception, selon lui, vient du fait que le groupe brassicole n’a pas relevé ses prévisions annuelles. Il prévoit toujours une hausse de l’ebitda comprise entre 8 et 12% et une croissance de ses produits supérieure à celle de l’ebitda. KBC Securities reste toutefois à l’achat sur la valeur avec un objectif de cours de 80 euros.

Optimisme

Même décision chez Degroof Petercam Fernand de Boer réitère son conseil d’achat et son target de 72 euros. Il base son optimisme sur quatre éléments. Les progrès réalisés pour obtenir une croissance des revenus mieux équilibrée, d’abord. Une forte progression du bénéfice par action évaluée à 17% par an en moyenne jusqu’en 2023, ensuite. Un endettement qui devrait atteindre un multiple de trois par rapport à l'ebitda sur le même horizon contre 4,4 aujourd’hui, encore. Et, enfin, une valorisation plus attrayante par rapport à ses principaux concurrents.

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