Les vitrines de la polémique de la Maison Dandoy

©doc

Sexistes, les collages de l’artiste Thomas Lélu déployés dans les vitrines de la célèbre biscuiterie? La polémique a enflammé hier les réseaux sociaux.

Une femme en collant rouges, la tête remplacée par un biscuit en forme de cœur. Déployée dans les vitrines de la Biscuiterie Dandoy à l’occasion de la Saint-Valentin, l’image, signée Thomas Lélu, a déclenché la controverse sur les réseaux sociaux. Des internautes l’ont jugée sexiste et dégradante.

"Il y a aussi un visuel avec un homme en slip kangourou. Je n’ai entendu personne se plaindre."
Alexandre helson
directeur marketing de dandoy

Le monde politique s’est emparé de l’affaire. Sur son mur Facebook, la secrétaire d’Etat bruxelloise à l’Egalité des chances, Bianca Debaets (CD&V) s’interroge: "Est-ce bien nécessaire d’aller jusque-là, de tomber dans cette dérive, de dénigrer ou d’utiliser la femme de cette manière?" Et de rebondir sur la polémique pour annoncer le lancement d’une campagne de sensibilisation… Même questionnement chez la ministre bruxelloise (Energie, Environnement, Logement) Céline Fremault (cdH): "Vraiment besoin d’exposer un corps de femme ainsi pour vendre vos gâteaux? D’ailleurs si délicieux qu’ils n’ont vraiment pas besoin de ‘ça’", a-t-elle posté.

Chez Dandoy, Alexandre Helson, directeur marketing dit tomber des nues: "Ce n’est pas une pub mais des collages réalisés par l’artiste Thomas Lélu qui est tout sauf sexiste." Sur Facebook, Dandoy semble pourtant avoir anticipé la polémique: "Thomas nous interroge et joue avec les clichés: Qu’est-ce qui peut être vu? Qu’est-ce qui doit être caché? Par qui? Pourquoi? Nous laissons à chacun la liberté de faire son choix. Et de mettre son biscuit-cœur où bon lui semble!" (sic)

Alexandre Helson, qui incarne la 7e génération de la famille Dandoy, ne comprend pas ce tollé: "Nous voulions un peu égayer les rues dans le climat morose actuel avec des visuels décalés pour célébrer une fête qui est très premier degré. Beaucoup ne l’ont pas compris. Peut-être, reconnaît-il, aurions-nous dû contextualiser notre démarche qui est artistique. Nous soutenons d’ailleurs plusieurs institutions culturelles à Bruxelles."

Le dircom de Dandoy s’énerve aussi un peu en voyant "des politiciennes en profiter pour faire parler d’elle". Avant d’observer: "Il y a d’autres visuels, avec un couple ou un homme en slip kangourou. Je n’ai entendu personne se plaindre." Malgré le tollé, Dandoy ne changera rien à son dispositif, dit son dirigeant. De fait, comme le disait feu Léon Zitrone, icône de la télé de papa, "qu’on parle de moi en bien ou en mal, peu importe. L’essentiel, c’est qu’on parle de moi." 

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