Publicité

Lotus Bakeries vise désormais un siège au sein du Bel 20

Les ventes de spéculoos ont grimpé de 20% au premier semestre. ©BELGA

L'action Lotus Bakeries s'est envolée de 10% après ses résultats semestriels. Le groupe veut augmenter la vélocité de son action mais assure qu'il ne procédera pas à une division de celle-ci.

Un bond de 43% depuis le début de l'année et de 69% sur douze mois. On pourrait croire qu'il s'agit là du bilan boursier d'une valeur techno ou d'une biotech ayant le vent en poupe. Que nenni!

C'est tout bonnement le parcours de l'action d'un producteur de pâtisseries industrielles, Lotus Bakeries , dont la croissance repose sur deux axes gourmands: le Biscoff (dénomination commerciale du spéculoos) décliné en biscuits style Oreo, en pâte à tartiner et en crème glacée; et les snacks sains, avec des marques comme nakd, Trek et Bear.

Le Biscoff, pour lequel Lotus ne cache pas ses ambitions mondiales, a vu ses ventes grimper de 20% au premier semestre, tandis que celles des "natural foods" ont bondi de 40% au deuxième trimestre.

Vélocité de l'action

"Lotus poursuit sa solide et impressionnante performance, avec une croissance organique des ventes qui a clairement dépassé les attentes."
Kris Kippers
Analyste chez Degroof Petercam

Les chiffres semestriels du groupe alimentaire publiés lundi après bourse sont donc non seulement costauds, mais ils dépassent les prévisions de plusieurs analystes. Rappelons simplement ici la croissance de 13% des revenus à 365,2 millions d'euros et celle du résultat net récurrent de 18% à 48,8 millions.

Cette nouvelle confirmation que la direction s'attend à voir Biscoff continuer d'enregistrer une croissance à deux chiffres est encourageante, note-t-on chez Berenberg ("acheter" ; 5.400 euros). "Mais sans doute que l'un des commentaires les plus importants du communiqué de presse porte sur l'intention du management d'accroître ses relations avec les investisseurs ainsi que la liquidité de l'action, ce qui reste le principal frein à notre conseil d'achat." Dans son communiqué, Lotus parle plutôt d'accroître la "vélocité".

Il est vrai qu'avec un cours de bourse de cet acabit (5.570 euros), la valeur reste hors de portée de nombreux portefeuilles et qu'une division de l'action serait la bienvenue. Mais il n'en est pas question aujourd'hui, nous a assuré Jan Boone, le CEO de Lotus. "Nous n'en voyons pas les avantages." Il ajoute: "Le cours de l'action est devenu notre symbole pour l'évolution positive de l'entreprise pendant les dizaines d'années, et aussi pour la valeur que nous avons réalisée pour tous nos actionnaires."

"Le cours de l'action est devenu notre symbole pour l'évolution positive de l'entreprise pendant les dizaines d'années et aussi pour la valeur que nous avons réalisée pour tous nos actionnaires."
Jan Boone
CEO de Lotus Bakeries

En voulant accroître la vélocité de son action, Lotus affiche implicitement son ambition de rejoindre le Bel 20, car la vélocité est l'un des principaux critères d'entrée pour l'indice bruxellois. "Si nous pouvons entrer dans le Bel 20 grâce à une vélocité plus importante, ce sera un beau bonus", a d'ailleurs reconnu Brechtje Haan, directeur de la communication de Lotus Bakeries, chez nos confrères du Tijd.

Valorisation

Guy Sips, de KBC Securities, qui publie une étude de 50 pages sur Lotus, a mis son modèle à jour. Il estime que le groupe peut bénéficier de la tendance croissante pour les snacks à emporter apportant un plus nutritionnel et note son ambition de faire de Biscoff l'une des plus grandes marques de biscuits au monde. Il maintient son conseil à "conserver", mais a relevé son objectif de cours à 5.450 euros contre 4.500 avant.

42
Avant la hausse de ce matin, l’action Lotus Bakeries se négociait à 42 fois ses bénéfices, soit une prime de 90% par rapport au secteur de la nourriture emballée.

Chez Degroof Petercam, Kris Kippers ("conserver") pense également qu'il y a de la marge pour relever son target, qui est actuellement de 4.400 euros.

"Lotus poursuit sa solide et impressionnante performance, avec une croissance organique des ventes qui s'est accélérée et qui a clairement dépassé les attentes" souligne l'analyste.

Seul bémol: la valorisation largement supérieure à celle de ses concurrents, mais justifiée aux yeux de Kris Kippers.

Avant la hausse de ce matin, Berenberg précisait que l'action se négociait à 42 fois ses bénéfices, soit une prime de 90% par rapport au secteur de la nourriture emballée.  

Lire également

Publicité
Publicité
Publicité
Publicité

Messages sponsorisés

Messages sponsorisés