Marc Coucke négocie une entrée au capital de Greenyard

Un accord avec Marc Coucke serait l'une des pièces maîtresses de la refonte financière approfondie du bilan de Greenyard. ©Wouter Van Vooren

Marc Coucke est en discussion pour une prise de participation à hauteur de 50 millions d'euros dans l'entreprise de fruits et légumes Greenyard.

L'accord n'a pas encore été définitivement signé mais il est sur la table, dit-on. Compte tenu d’un apport d’argent frais de 50 millions d'euros, Marc Coucke prendrait une participation d'environ 13,5% dans la société de traitement de fruits et légumes Greenyard. "Quelque chose est en préparation. Mais rien n’a encore été finalisé et le montant n’est pas définitif », répond prudemment un observateur.

L'entrée de l'entrepreneur-investisseur tomberait au bon moment. Greenyard est coté en bourse à environ 7,4 euros par action , au même niveau que début 2019 mais toujours bien en deçà du prix des années précédentes.

Un accord avec Marc Coucke serait aussi l'une des pièces maîtresses de la refonte financière approfondie du bilan de Greenyard. Début février, Marc Zwaaneveld, qui a rejoint Hein Deprez en tant que co-PDG début 2019, a indiqué que le groupe prévoyait de refinancer quelque 500 millions d'euros de dette d'ici fin mars.

L'investissement de Coucke donnerait un second souffle à Greenyard après la réorganisation de ces dernières années. Sous l'impulsion de Zwaaneveld, le groupe de fruits et légumes, très endetté, a vendu sa branche de transport portugaise, l'usine hongroise où une infection à la listeria a éclaté fin 2018 et son grossiste en fleurs britannique. En parallèle, Greenyard a supprimé 422 emplois.

Grâce à ces mesures ainsi qu’à une rentabilité et une trésorerie retrouvées, la montagne de dettes du marchand de légumes coté en bourse a fondu plus vite que prévu. À l'arrivée de Zwaaneveld, la dette nette représentait 7,1 fois le résultat brut d'exploitation ajusté. À la fin du mois de mars – soit à la fin de l'exercice décalé de Greenyard – le groupe s'attend à atteindre 3,5 fois.

Vieille connaissance

Si Coucke monte à bord de Greenyard, il y croisera une vieille connaissance. Depuis avril de l'année dernière, son partenaire commercial Joris Ide détient 3% du groupe de fruits et légumes. Les deux compères détiennent conjointement 74% du RSC Anderlecht depuis plusieurs années. La famille de Hein Deprez est toujours le principal actionnaire de Greenyard avec près de la moitié (49,3%) des actions.

Greenyard n'est pas le seul accord stratégique sur lequel travaille Coucke actuellement. Ce joueur d'échecs passionné travaille en parallèle sur l'introduction en bourse de la société de purification d'eau Ekopak, dont il détient 49%. L’opération vise à lever au moins 50 millions d'euros par la vente d'actions nouvelles essentiellement. L'ancien PDG d'Omega Pharma envisage encore une vente (partielle) du distributeur de médicaments sans ordonnance Ceres Pharma dont il détient 80%.

Par ailleurs, Coucke est également copropriétaire du parc animalier Pairi Daiza, du groupe de construction Versluys et de l'exploitant des salles de ski couvertes SnowWorld. Mais aussi actionnaire des groupes pharmaceutiques Mithra et Fagron, de la société photo Smartphoto et du biscuitier Lotus Bakeries. Ces derniers mois, il est également devenu actionnaire des sociétés immobilières VGP, Immobel et Xior.

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