Marc du Bois, un patron qui aime cultiver son jardin

Marc du Bois aime se détendre le long de l’Amblève. Une région qui a bercé son enfance.

Le patron de Spadel est un passionné de nature. C’est dans sa tanière ardennaise qu’il aime se ressourcer. Le souvenir d’une enfance passée dans cette région, berceau du groupe minéralier.

Marc du Bois cultive un étonnant paradoxe. Le patron du groupe minéralier Spadel passe souvent ses vacances dans des endroits assez formatés, genre Club Méditerranée — "où je ne dois m’occuper de rien". Il revient d’ailleurs de quinze jours passés en famille et avec des amis au Club Med’ de la République Dominicaine. Mais dans le même temps, il raffole de randonnées en solitaire en forêt, aime la nature par-dessus tout et adore cultiver son potager.

"Ma plus grande passion, c’est la nature sous toutes ses formes car elle permet de me ressourcer. J’aime marcher, puis m’asseoir au pied d’un arbre et réfléchir", expose ce fils de bonne famille qui porte plutôt bien son nom...

Cette passion, c’est dans les Ardennes qu’il la cultive. Et plus particulièrement dans la région spadoise, d’où émergent les sources éponymes exploitées par la famille depuis les années 1920. "J’y ai passé toute mon enfance. Aujourd’hui, je m’y retire le week-end pour m’y détendre." Très discret, il n’en dira pas plus sur ce pied-à-terre, que l’on devine isolé, situé au lieu-dit de Bru, d’où est originaire l’eau faiblement pétillante de Spadel. Pour se faire tirer le portrait, il a donc plutôt choisi les berges de l’Amblève: "Un lieu encore relativement préservé, surtout depuis que l’ex-ministre Happart y a interdit la pratique du kayak!"

 

HOMME… DES BOIS

Défenseur de la forêt ardennaise, Marc du Bois milite notamment pour la réintroduction dans les Fagnes de Malchamps du tétras lyre (dit aussi petit coq de bruyère), un oiseau en voie de disparition dans la région. "C’est une passion que je partage avec mon fils et quelques amis, je m’appuie notamment sur l’asbl Solon, un groupe de photographes et de naturalistes qui travaillent pour mieux connaître l’écosystème forestier wallon", détaille-t-il. Selon le site web de cette asbl, la diffusion des connaissances acquises doit servir à des fins de maintien, de protection et d’amélioration de la gestion de ces patrimoines.

Chez lui, dans le bucolique quartier de Sept-Fontaines à Braine-l’Alleud, où il réside avec son épouse et ses deux grands enfants âgés de 20 et 17 ans, Marc du Bois aime aussi cultiver son jardin. "J’ai un potager dont je m’occupe personnellement. J’éprouve un immense plaisir à déguster les légumes de mon jardin. Je cultive de tout: salades, pommes de terre, radis, carottes, échalotes, mais je dois reconnaître que je n’ai pas beaucoup de méthode. Chez moi, tout pousse en même temps."

Côté loisirs, Marc de Bois n’est pas un adepte du club de golf voisin de son domicile, pourtant fréquenté par une bonne partie du gratin belge des affaires. En sport, son truc, c’est plutôt le ski: deux fois par an "en Suisse, du côté de Verbier, comme tous les Belges, ironise-t-il. Mais j’ai aussi dévalé l’Aiguille du Midi, à Chamonix". Ainsi que la natation et le tennis. "Je suis du genre mauvais perdant, j’ai un sale caractère sur le court." Il aime aussi la randonnée en montagne, de préférence seul. Sa dernière sensation en la matière fut la découverte du Monastère du Grand Saint-Bernard, non loin de Verbier.

Une autre de ses passions, sur laquelle il n’aime pas trop s’épancher, c’est la chasse, à laquelle il s’adonne dans son "biotope" ardennais. "Là aussi, je préfère être seul. J’aime suivre un animal de la naissance à son apogée, avant qu’il ne décline. Après l’avoir tiré, j’éprouve, c’est vrai, une certaine tristesse."

Le côté mondain de la chasse, très peu pour lui. Il n’a donc guère eu l’occasion de défier le baron Georges Jacobs, grand chasseur devant l’éternel et ancien président du conseil d’administration de Spadel: "Je l’ai défié sur d’autres terrains, notamment lorsqu’il s’est opposé au lancement de la bouteille rouge de Spa Barisart", s’amuse-t-il.

 

Horreur des "manches à bal’"

Homme de la nature, Marc du Bois reconnaît que les manifestations culturelles — théâtre, expos… — ne le passionnent pas trop. Le cinéma ne retient guère davantage son attention. Ainsi, le dernier long-métrage qui l’a marqué est "Itinéraire d’un enfant gâté", un film de Claude Lelouch qui date de… 1988.

Marc du Bois a plutôt les pieds bien sur terre. Une vertu qu’il a notamment dû faire sienne lorsqu’il a repris au pied levé la direction de l’entreprise en 2000, suite au décès accidentel de son frère aîné. "C’est peu dire que du jour au lendemain, ma vie a changé", se rappelle-t-il.

De son père, Marc du Bois tient le goût de l’effort, de la droiture et de la transparence. "Malheureusement, il n’était pas souvent à la maison, trop absorbé par son travail". De cet héritage, il a fait ses grands principes de management: "J’ai horreur des faux-culs et des manches à balle", conclut-il dans un langage imagé mais naturel qui, quelque part, colle assez bien avec ses goûts et ses passions.

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