McDonald's Belgique crée 375 emplois pour les moins de 25 ans

©Bart Eijgenhuijsen/Hollandse Hoogte

Malgré une image globale controversée, McDonald’s peaufine son statut de bon employeur en Belgique. Le mythe du "McJob" s’écroulerait-il?

Offensive de charme de McDonald’s à l’attention des jeunes. Mercredi, la filiale belge du géant du hamburger a pris trois engagements solennels. Son patron, Stephan De Brouwer, a ainsi signé avec deux de ses franchisés un "manifeste" dans lequel il affirme sa confiance dans la jeunesse, trop souvent décriée à ses yeux, et qui peine à s’insérer sur le marché de l’emploi.

Une manière de flatter ses collaborateurs dont 57% ont moins de 25 ans et d’attirer de nouveaux profils. Cette déclaration d’amour sera bientôt déclinée dans un spot bientôt diffusé à la télé et au cinéma.

Première expérience

Deuxième engagement: la création de 500 nouveaux emplois à l’horizon 2017, dont 75% réservés à des jeunes de moins de 25 ans, soit 375. "McDonald’s permet à ces jeunes de mettre le pied à l’étrier sur le marché de l’emploi: pour la moitié des jeunes que nous engageons, il s’agit de leur première expérience professionnelle", indique Stephan De Brouwer rappelant que 90% des managers de ses restaurants ont commencé "comme simple équipier en faisant des frites."

Cet engagement est à mettre dans le contexte de la croissance de l’entreprise qui compte investir 18 millions d’euros en 2015 pour rénover six restaurants et en ouvrir quatre nouveaux (Grand-Bigard, Huy, Anvers et Mol), chacun générant 40 emplois (dont 80% en ETP).

Il est aussi le résultat du turnover important que connaît l’enseigne, puisque près de 50% des collaborateurs changent chaque année. "C’est pourtant un bon score pour l’Horeca: certains restent 3 mois, d’autres 30 ans, la moyenne étant de 3, 5 ans", assure Stephan De Brouwer.

à noter qu’en la matière, McDo fait mieux que son rival Quick. Avec moins de restaurants (69 contre 92), il compte plus de collaborateurs (3.347 contre 3.045). En outre ce dernier ne compte créer "que" 400 emplois dans les trois années à venir.

Dernier engagement: la formation. D’ici la fin 2017, McDo investira dans 250.000 heures de formation, contre 75.000 en 2014. "Nous demandons moins des diplômes que des aptitudes, indique Stephan De Brouwer. Ces formations englobent des compétences autant pratiques (hygiène, sécurité, etc.) que transversales (travail en équipe, accueil…).

Pour mener à bien ces engagements, l’enseigne collabore avec les offices de l’emploi (Forem, Actiris, VDAB, Onem), notamment via un accord facilitant la mise en place des stages d’insertion.

Question d’image

Très souvent décrié pour son côté impérialiste, symbole de la mondialisation et de la malbouffe, McDonald’s l’a aussi été pour sa politique d’emploi. Au point de faire naître le terme "McJob", nom générique pour désigner les emplois peu valorisants et mal payés. "Un mythe qui s’écroule", répond-on au sein de la filiale belge où plus de 90% des collaborateurs se disent fiers de travailler pour l’enseigne.

La direction met aussi en avant les "awards" reçus ces dernières années dans le secteur RH, dont, en 2013, celui de "meilleur employeur de Belgique". "Tout a démarré en 2008, lorsque nous avons décidé d’investir massivement dans nos gens, explique Stephan De Brouwer. Nous ne parlons plus de département des ‘ressources humaines’, mais des ‘relations humaine’, parce que leur métier c’est d’être en contact avec les clients."

Le focus sur les jeunes — qui sont aussi ses principaux clients — est donc une manière pour McDonald’s Belgique de peaufiner cette image de bon employeur. L’an dernier, il a même créé plus d’emplois (225) que ce qu’il avait annoncé (160).

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