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Newtree déploie sa stratégie d'investisseur à impact

Newtree est monté à bord de la société polonaise Proteon Pharmaceuticals qui développe des bactériophages à destination des animaux afin de traiter la résistance aux antibiotiques.

Initialement active dans l'alimentaire éco-responsable, la PME bruxelloise convertie en investisseur à impact vient de soutenir une nouvelle société disruptive en Pologne.

Il y a vingt ans, Benoît de Bruyn fondait Newtree afin d'avoir un impact éco-responsable via l'alimentation bio, la neutralité carbone et le commerce équitable. En quelques années, la PME bruxelloise cotée sur Euronext Access s'est fait un nom sous sa houlette dans le chocolat et le café puis, plus récemment, dans les établissements de petits-déjeuners durables en Belgique, en France, et aux États-Unis.

Mais, voilà, la crise du coronavirus est passée par là, salant l'addition autour de cette dernière activité. Alors, plutôt que de s'entêter, le patron a décidé de changer de cap, tout en gardant la même destination en ligne de mire. Début de cette année, l'horeca a fermé boutique - après la vente des fonds de commerces hors France désormais exploitée en franchise - pour privilégier une mue de Newtree en société d'investissement à impact. Sa cible? Les entreprises disruptives qui refaçonnent toute la chaîne jusqu'à notre assiette et qui sont actives dans la technologie agricole, la technologie alimentaire et la gestion des déchets.

Contrer la résistance aux antibiotiques

À ce jour, trois participations étaient déjà à dénombrer dans des fonds actifs dans la "food tech", les alternatives aux protéines animales et la transformation des systèmes d'aquaculture. Mais une nouvelle vient d'être ajoutée, apprend-on désormais.

En effet, Newtree Impact (de sa nouvelle dénomination) est monté à bord courant du mois d'août de la société polonaise Proteon Pharmaceuticals qui développe des bactériophages à destination des animaux. Il en va là de virus (omniprésents dans la nature) qui viennent se greffer sur les bactéries pour les empêcher de se développer. L'avantage? Ils permettent de se passer d'antibiotiques auxquels la résistance constitue "l'une des plus graves menaces pesant sur la santé mondiale" selon l'OMS et qui pourrait causer, pour les humains, 10 millions de morts par an d'ici 2050.

L'opération a été rendue possible suite à une augmentation de capital de 1,6 million d'euros réalisée en mars dernier auprès d'une quinzaine d'investisseurs dont Benoît de Bruyn; les administrateurs Raymond Vaxelaire et Thibaud de Saint-Quentin; le dirigeant de la division chocolat Robin Claessens; et Frédéric Pouchain (ex-CNP) de Whitestone Partners. Grégoire Dallemagne (Luminus), Yvan Verougstraete (Medi-Market), Guillaume van Rijckevorsel (ex-Darts-ip) ou encore Nicolas Saillez (D'Ieteren) ont également rejoint l'aventure à cette occasion.

Pour la suite des événements, à savoir le développement d'un portefeuille de 10 à 20 entreprises, une prochaine levée de fonds d'un peu moins d'un million d'euros est imminente quand une suivante, destinée à lever de 3 à 5 millions, devrait suivre dans les prochains mois et viser les institutionnels et les family offices.

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