Pendant quatre jours, ce sera le plus grand restaurant du pays

Une trentaine de chefs seront présents pour la neuvième édition de Culinaria. ©Culinaria

Après neuf ans d’existence, Culinaria – la rencontre annuelle des "foodies" avec les grands chefs du pays – a souhaité changer de lieu. Et proposer d’autres offres gourmandes.

Depuis toujours dans l’événementiel, Cédric Allard travaillait dans une agence qui avait comme important client la FEB (Fédération des entreprises de Belgique). Pour les 175 ans du pays, elle fut mandatée pour organiser une fête, une soirée de gala. L’idée fut de réunir des grands chefs du royaume autour du "capitaine" de la soirée, Yves Mattagne. "L’idée de créer Culinaria est venue de cette soirée et de cette rencontre", se souvient Cédric Allard.

En quelques heures, après une réunion, le noyau dur était né: Lionel Rigolet (Comme Chez Soi), San Degeimbre (L’Air du Temps), Pascal De Valkeneer (Le Chalet de la Forêt), David Martin (La Paix)… Une première année au parc du Cinquantenaire, en extérieur… "Notre drache nationale était au rendez-vous et, pour cette première, peu de visiteurs s’étaient déplacés."

Puis, ce fut les années Tour&Taxis où cette rencontre unique entre nos grandes toques et nos gourmets-gourmands prit réellement son envol. Les soirées se déroulent comme si l’on allait au restaurant. Mais ici, le menu cinq services est proposé par cinq chefs différents. L’occasion de découvrir les approches culinaires des meilleures toques du pays.

"Les chefs ne sont pas rémunérés. Ils reçoivent un défraiement pour leur food cost et le temps investi concernant leur équipe."
Cédric Allard
organisateur

Pour les chefs, l’aspect financier ne rentre pas en jeu. "Ils ne sont pas rémunérés mais ils reçoivent un défraiement pour leur food cost et le temps investi concernant leur équipe. La rencontre directe avec les foodies reste un agrément non négligeable pour eux. Et la moyenne d’âge de nos visiteurs évolue vers le bas. C’est tant mieux", se félicite Cédric Allard. Cette année, pour 90 euros, l’offre propose un menu cinq services avec apéritif, quatre verres de vin, une assiette de fromages, eau et café. Et c’est aussi l’occasion de rencontrer, de discuter avec les chefs parmi les mieux côtés du pays.

Difficile de juger des retombées

Mais justement, ces chefs, qu’en pensent-ils? Ont-ils concrètement des retombées commerciales, une nouvelle clientèle qui a découvert leur cuisine grâce à Culinaria? "C’est très difficile de juger des retombées. Certains nouveaux clients nous disent parfois ‘nous nous sommes vus à Culinaria’. Mais il est intéressant pour nous d’être présent, cela permet de nous faire connaître. Et puis, l’événement est bien organisé et il a un côté très sympathique. De plus, on rencontre des collègues que l’on voit peu finalement", explique Christophe Pauly ("Le Coq aux Champs", à Soheit-Tinlot, une étoile au Michelin).

Avis semblable pour Tristan Martin ("Lemonnier" à Lavaux-Sainte-Anne). "Culinaria nous donne l’occasion de voir nos clients, notamment bruxellois. Et aussi de nous faire découvrir. L’an dernier, nous avons distribué 800 cartes de visite durant les deux jours de notre présence à l’événement. Et puis, cela nous donne également l’occasion de rencontrer d’autres chefs dans une chouette ambiance. Mais estimer concrètement des retombées commerciales est difficile." Et puis, il y a aussi l’absence obligée de son restaurant pendant les prestations bruxelloises. " Lorsque je suis absent de mon restaurant, je le ferme. C’est la règle", confie Christophe Pauly.

Culinaria. 18-22 octobre. Site Key West Digue du Canal, 8, 1070 Bruxelles www.culinaria.brussels Parking sécurisé, 30 chefs présents.

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