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Pionnier de la phytothérapie, Ortis cible le marché chinois

Aux côtés d'une responsable de la société chinoise eCentime, les 7 responsables de département de la société Ortis. D g. à dr.: Fabienne Crahay (production), Florence Halloy (directrice commerciale), Philippe Horn (administrateur délégué), Jeoffrey Christyn de Ribaucourt (responsable R&D), Michel Horn (administrateur), Sabine Lejoly (responsable marketing) et Steve Bologne (directeur des exportations).

La société belge Ortis cible un marché chinois des compléments alimentaires en plein essor. Elle espère en retirer 10 millions d'euros de revenus d'ici à 5 ans.

Un écrin de deux hectares au cœur d'un parc naturel à Elsenborn, dans les cantons de l'Est, où poussent des dizaines de plantes médicinales: durant trois jours, une vingtaine d'influenceurs et experts en marketing chinois ont pu se faire une idée plus précise de ce que proposent les Laboratoires Ortis.

Fondée en 1958, cette entreprise est un véritable pionnier de la phytothérapie. Cette PME qui emploie un peu plus de 120 personnes a développé une gamme de plusieurs dizaines de produits de phytothérapie basée sur la connaissance des plantes, un domaine dans lequel elle s'est érigée en référence.

18
millions €
Ortis a réalisé un chiffre d'affaires de 18 millions d'euros en 2020, dont 80% à l'exportation.

Aujourd'hui, Ortis recueille 80% de ses revenus (18 millions d'euros en 2020) des marchés d'exportation (22 pays). Elle n'a pas fini de grandir: avec la crise du covid, les consommateurs du monde entier s'intéressent d'un peu plus près à la préservation de leur santé et au renforcement de leur système immunitaire.

La société liégeoise en a déjà profité. Hormis en France, son premier marché, où une révision stratégique a sapé ses revenus, l'exercice 2020 se solde par une légère croissance du chiffre d'affaires, malgré les fermetures de parapharmacies en de nombreux endroits.

Objectif top 4 pour la Chine

Ortis entend surfer sur la vague porteuse de l'intérêt pour les produits de santé. Depuis avril, elle vend ses produits en Chine via une plateforme de vente en ligne. L'explosion du marché des compléments alimentaires dans ce pays la pousse à présent à changer de braquet.

"Pour l’instant, nos ventes en Chine sont encore très modestes. Mais la demande des classes moyennes explose, et il n’est pas question pour nous de regarder le train passer", explique Florence Halloy, directrice commerciale.

"Nous visons 5 millions d’euros de chiffre d’affaires en Chine pour les comprimés et 5 millions pour les pâtes de fruits."
Steve Bologne
Responsable des exportations chez Ortis

Les dirigeants d'Ortis ambitionnent de hisser d'ici à cinq ans la Chine dans le top 4 de ses principaux marchés (dans l'ordre, actuellement, la France, la Belgique et l'Italie, le plus gros marché européen des compléments alimentaires). "Notre ambition, c’est de réaliser d'ici à trois ans 5 millions d’euros de chiffre d’affaires en Chine pour les comprimés et 5 millions pour les pâtes de fruits, assimilées à des produits alimentaires", précise Steve Bologne, responsable des exportations des Laboratoires Ortis.

Tête de pont

C'est dans ce contexte que s'inscrit la visite d'une délégation commerciale chinoise menée par la société eCentime, qui se donne pour mission d’aider les marques européennes à pénétrer le marché chinois. Ortis veut faire de son partenaire chinois, avec qui elle collabore depuis trois ans, une véritable tête de pont qui doit lui permettre de brûler la politesse à la concurrence.

"Nous n’étions pas satisfaits de nos deux distributeurs chinois. Or, le marché des compléments alimentaires est en pleine explosion en Chine, alors que les Chinois ne font pas confiance aux produits locaux", dit Florence Halloy.

D’où l’idée des dirigeants de l'entreprise belge de s'associer à eCentime pour s'attaquer à la Chine, où les habitudes locales sont très différentes. En partageant l’histoire de la société Ortis avec ces ambassadeurs du marché chinois. "Même en engageant une personne parlant chinois, nous n’y serions pas arrivés", souligne la responsable commerciale.

"Le contexte réglementaire européen est de plus en plus strict. Il est donc important de nous ouvrir à d’autres débouchés."
Florence Halloy
Directrice commerciale d'Ortis

Chez Ortis, l'exploration des marchés lointains a aussi une vertu préventive. "Le contexte réglementaire européen est de plus en plus strict, en particulier sur les allégations sur l'apport des plantes pour la santé. Il est donc d’autant plus important pour nous de nous ouvrir à d’autres débouchés", dit Florence Halloy.

Le résumé

  • Une délégation chinoise est venue se faire une idée de ce que propose la société Ortis.
  • Cette PME qui emploie un peu plus de 120 personnes a développé une gamme de produits de phytothérapie basée sur la connaissance des plantes.
  • Ortis entend surfer sur la vague porteuse de l'intérêt pour les produits de santé et profiter de l'explosion du marché des compléments alimentaires en Chine.
  • Les dirigeants d'Ortis ambitionnent de hisser d’ici cinq ans la Chine dans le top 4 de ses principaux marchés.

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